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lundi 9 février 2026

CHRONIQUES DE LA FOSSE : NOIRSUAIRE - THE DRAGGING POISON (2025)


Il aura donc fallu une mort, suivie d'une résurrection, pour que, dans les ténèbres, les cendres et les monts venteux, naisse le premier album de Noirsuaire. L'artiste occitan avait auparavant semé de précieux indices sur un EP paru l'année dernière, The Wrath of the Silent Temples, pour lequel nous ne tarissions pas d'éloges sur ces pages. Vivre, mourir puis, renaître. L'histoire de Noirsuaire n'aurait sans doute pas déplu à Bram Stoker, l'écrivain irlandais devenu célèbre grâce à Dracula. Cela tombe bien, le vampirisme étant un thème de prédilection pour le dénommée N, musicien multi-instrumentiste encapuchonné qui est le fondateur et la tête pensante de Noirsuaire.

On retrouve donc sur cet album inaugural l'ambiance et les thématiques ayant construit l'obscure légende. Développant une sorte de culte du diable qui prend sa source dans l'isolement, la rudesse des froides journées d'hiver et les profondeurs lugubres de la scène black metal française des années 90, de Bekhira à Mütiilation, Noirsuaire s'est bâti une citadelle dont les piliers reposent sur les entités que sont Sargeist, Satanic Warmaster, Naströnd et Marduk. Les références ont de quoi impressionner mais, n'allez pas vous méprendre. L'artiste français ne fait pas dans le copier-coller, bien au contraire, puisqu'il parvient à recréer une atmosphère lui étant propre oscillant entre agressivité et mélodie. Une fois passée l'introduction instrumentale, spectrale et vampirique, qui ouvre le chapitre, les chiens de l'enfer sont lâchés sur le colossal The Trance of Bedless Bones qui annonce la couleur. Sur un rythme effréné, le chant possédé se pose sur des riffs vénéneux emplis d'une noirceur cauchemardesque. Puis, vient l'entêtant Fogged by the Leaves of Pestilence avec son refrain épique que la voix de BST (The Order of Apollyon, Doedsvangr, ex-Aborted, ex-Aosoth) porte si bien afin de rendre hommage, comme il se doit, au regretté à Nisse Karlén, l'âme de Sacramentum, parti l'année dernière.

Vieille école dans l'esprit, le black metal de Noirsuaire peut être d'une amplitude à couper le souffle lorsqu'il s'aventure dans les recoins les plus secrets de l'âme humaine, prenant de la grandeur sur des morceaux guerriers et incendiaires comme Possessed by a Malignant Lust ou Sworn by Sinister Wisdom. Tapi dans les ténèbres comme le loup guettant sa proie à l'orée des bois, le sorcier semble ne jamais être mieux inspiré qu'à la faveur de la nuit, dressant son tableau ritualiste pour y extraire ce qui fait l'essence même du black metal. Les détours insoupçonnés du superbe Enshrouded in Rabid Repugnance en sont un parfait exemple. Au milieu de ce fracas nocturne, l'accalmie se manifeste sous la forme d'un interlude envoûtant et mélancolique que le jeune organiste Mildrac restitue avec beauté sur Withering Veins. Ce sont alors des paysages dont nous ne connaissions pas l'existence qui s'ouvrent devant nous.

Avec The Dragging Poison, Noirsuaire semble non seulement plus inspiré que jamais mais, en plus, il parvient à redorer, de par ses arpèges, le blason d'un black metal français old school quelque peu tombé en désuétude dans le patchwork de sous-genres qui ont tendance à polluer le style depuis un certain temps.

mercredi 14 janvier 2026

INCANDESCENCE - L'ENFER EXISTE


Duo composé des deux artistes québécois Louis-Paul Gauvreau (Helzgate) et Philippe Boucher (Chthe'ilist, Beyond Creation), Incandescence dévoilera son cinquième album studio, Hors Temps, le 20 février via Profound Lore Records. Le groupe canadien, actif depuis 2011 en sa base de Montréal, gravite autour d'un black metal chaotique empreint de mysticisme, comme vous allez pouvoir le remarquer à l'écoute du remarquable morceau qu'est L'Enfer Existe.

ANTIHUMAN INDUSTRIES - LOOP OF COSMIC HORROR


Sortez la protection intégrale, et si par hasard vous avez une armure chez vous, mettez-la. Voici que débarque un projet complètement barré du nom d'AntiHuman Industries dont le premier album, Accelerated Death Impulse va paraître en ce début d'année, à une date que devrait communiquer incessamment sous peu le label World Terror Committee qui s'occupe de promouvoir cette formation composée de quatre musiciens. Que dire, si ce n'est qu'à l'écoute du premier morceau disponible, le bien nommé Loop of Cosmic Horror, vous allez pénétrer dans un amplificateur de souffrance physique et psychique qui va vous dézinguer le cerveau, le groupe établi en 2019 proposant ici ce que l'on pourrait appeler du blackened death metal expérimental (je me permets d'insister sur le terme expérimental). Vous comprendrez sans doute mieux ce à quoi vous avez affaire en écoutant ce single. Au moins, je vous aurai prévenu.

mardi 13 janvier 2026

WAMPYRIC RITES - A TRAVÉS DE LA OBSCURIDAD Y LA MELANCOLIA


Troisième album en vue pour Wampyric Rites. Les équatoriens, qui font partie des groupes le plus en vue de la scène black metal sud-américaine, sortiront Under the Tragic Fullmoon of the Vampire le 13 février prochain via le label Inferna Profundus Records. L'événement est attendu tant la formation avait su convaincre sur ses deux précédents opus grâce à une remarquable pratique d'un black metal radical et possédé. En attendant cette parution, le morceau qui ouvre l'album, A Través de la Obscuridad y la Melancolia, est en écoute ci-dessous.

samedi 10 janvier 2026

PENETRATOR HAMMER - WAR IS FROM SHADOWS


Tout droit venu de Bucaramanga, en Colombie, où il naquit il y a dix ans, Penetrator Hammer dévoile un savant mélange de black, de death, de thrash et de speed metal qui fait mouche sur War Is From Shadows, son premier album. L'opus est paru sur le très actif label mexicain Iron Blood and Death Corporation qui ne déçoit que rarement de par la qualité de ses productions. En voici un aperçu avec le sulfureux et malfaisant single The Day of Wrath. 

vendredi 9 janvier 2026

VIDÉO : ERNTE - THE RISE OF THE OLDER ONES


Avec déjà trois albums à son actif, Ernte entre dans la sixième année de son existence en étant au rang de valeur sûre du black metal helvétique. Toujours composé de son énigmatique duo, Askahex et Häxär, le groupe s'apprête à livrer sa nouvelle offrande, Der schwarzen Flamme Vermächtnis, à paraître le 13 février prochain (un vendredi) chez Purity Through Fire. Demeurant fidèle depuis ses débuts à un black metal maléfique, délétère et teinté de mystère, Ernte a dévoilé un clip pour le morceau The Rise of the Older Ones en attendant la date fatidique.

CHRONIQUES DE LA FOSSE : ISCEALD - ZAGUBIONY W BEZKRESIE (2025)


Oswald Richter n'est pas le plus connu des peintres européens de la fin du dix-neuvième siècle. Tout juste sait-on qu'il était allemand et qu'il vécut de 1861 à 1937. D'ailleurs, pour être franc, je ne connaissais pas son existence jusqu'à ce que je découvre l'une des ses œuvres, une scène forestière en hiver, sur la pochette du dernier album en date du groupe Isceald, Zagubiony w Bezkresie (qu'on peut traduire en français par "Perdu dans l'infini"), paru en mars de l'année dernière chez Werewolf Promotion. Là où nous pouvons être moins surpris en revanche, c'est de voir un groupe de black metal utiliser l'art pictural, en particulier le thème des paysages hivernaux, pour illustrer ses pochettes d'album. Il s'agit d'une manière courante de procéder pour la majeure partie des projets musicaux œuvrant dans un black metal de tendance atmosphérique, très porté vers l'ambient et le paganisme. On entend ici par Pagan metal un sous-genre où le heavy metal va puiser ses origines stylistiques vers le black metal, le folk nordique et la rusticité d'un paganisme résurgent lié à l'ésotérisme et au folklore européen. Isceald fait partie des nombreux groupes à se fondre dans cette ambiance très particulière, même si l'on va voir ici que le côté folklorique est quelque peu laissé de côté pour embrasser quelque chose de plus sombre et de plus contemplatif, nous rapprochant plus de formations réputées comme Paysage d'Hiver, Evilfeast, voire Bekëth Nexëhmü ou Burzum.

Zagubiony w Bezkresie peut être qualifiée d'œuvre quasi posthume, sa parution ayant coïncidé avec la séparation en mai de l'année dernière de Verih et Algol, les deux têtes pensantes du projet, qui semblaient ne plus être en accord à cause de différents d'ordre créatif. Un beau gâchis pour ce groupe polonais fondé à Varsovie en 2022 car, disons le sans détour, cet album est une splendeur. Une fois passé Przebudzenie ("Awakening" en anglais), superbe introduction instrumentale très cinématique teintée de mysticisme, le duo nous embarque pour une journée d'hiver dans les forêts enneigées sur Wędrówka ("Wandering"), puissant morceau sur lequel les nappes de claviers rencontrent les lames en furie d'un black metal old school aux contours mélodiques. Avec ses dix minutes, le morceau suivant, qui a donné son titre à l'album, reflète l'attrait du groupe pour les ambiances froides des longues soirées d'hiver auprès d'un feu se consumant lentement sous le pâle éclat de la lune. En optant pour un aspect plus contemplatif, Isceald donne à ses compositions une ampleur et une stature relevant d'une créativité remarquable qui va puiser très loin dans les très vieilles légendes nourries par la mythologie nordique. Ici encore, claviers et guitares paraissent s'entremêler pour des instants magiques empreints de mystères et de comptines. Après ce début étincelant, L'instrumental Dusze Zimnego Lasu ("Cold Forest Spirits") se pose majestueusement tel un cygne sur un lac, figé dans un instant de féerie. S'ensuit alors un final en trois longues étapes débutant avec deux pièces plus énergiques et radicales mais, n'oubliant pas la mélodie pour autant, Przez Zamieć ("Through the Blizzard") étant sans doute le morceau le plus tempétueux de l'album, suivi de près par un Ostatni Śnieg ("Last Snow") déroulant des trésors d'ingéniosité dans ses impressionnants changements de rythme. Ce n'est qu'à la fin, sur le beau et mélancolique Chłód ("Coldness") que le groupe semble retrouver les chemins de la contemplation, tel un adieu à tout ce qui nous est cher en ce bas monde.

Un adieu définitif, sonnant comme le glas pour Isceald, qui vient conclure superbement un album sans point faible, inspiré et solennel de bout en bout, et qui va sans aucun doute ravir au plus haut point les vrais passionnés de black metal atmosphérique. Décidément, la Pologne est un pays qui ne cessera jamais de me surprendre.

jeudi 8 janvier 2026

CHRONIQUES DE LA FOSSE : OSGRAEF - REVERIES OF THE ARCANE EYE (2025)


Infatigable travailleur, Alexander Poole multiplie les projets musicaux comme si sa vie en dépendait. Parmi les plus réputés, on trouve Martröd, Chaos Moon, Krieg et plus récemment Secrets, dont nous disions le plus grand bien dans cet article. Dernièrement, le musicien américain a dévoilé une nouvelle entité qu'il a cofondé avec son camarade de longue date, Rory Flay (Fervent Diabola, Lunar Sorcery, Azelisassath), du nom d'Osgraef. Sans perdre de temps, le duo, accompagné de l'artiste islandais Hafsteinn Viðar Lyngdal (tête pensante du projet black metal ambient Wormlust), s'est mis au travail pour concevoir un premier album, Reveries of the Arcane Eye, qui paraissait au printemps dernier chez Amor Fati Productions.

Reveries of the Arcane Eye révèle bien des attraits. La radicalité, la rugosité et la fougue dont l'album fait preuve sont la source d'alimentation d'un black metal cathartique empruntant aussi bien à la vieille école du genre qu'à ses dérivations plus modernes. Bien calé entre les deux mouvements (tradition et modernité), Osgraef déploie un spectre créatif assez large qui peut rappeler certains projets parallèles de Poole et Flay, en particulier Chaos Moon et Lunar Sorcery, Lyngdal y ajoutant sa palette d'artiste protéiforme pour l'ambiance, tandis que pour l'aspect plus brutal et plus radical, l'on voit pointer des influences pouvant évoquer Urgehal ou Sargeist. De manière plus globale, chacun des six morceaux qui composent l'opus tend vers une noirceur dominante que le groupe exploite dans les moindres interstices, donnant ainsi cette apparence très pesante et quasi irrespirable du début à la fin. Dès le premier morceau, Sekhem Apep - Vampyre's Enscription, une chape de plomb s'abat sur l'auditeur, le recouvrant d'un linceul opaque agissant comme un poids écrasant. Déferlant comme des vagues en furie, les blastbeats emportent tout sur leur passage même si parfois, des parties plus mélodiques viennent s'insérer au sein même de l'agitation et du bouillonnement de la brutalité, comme sur Magick Wound (Slithering Omnipotence of Toth), single au rythme incisif qui laisse entrevoir un rai de lumière dans les ténèbres. Mais, à chaque fois, Osgraef coupe court à tout espoir de rédemption en privilégiant une radicalité prenant des atours mortifères sur les imposants monolithes que sont Flesh Insigna ou Nox Luciferi, Liber Koth, longue plage de dix minutes aux sentiers dérobés s'apparentant à une descente aux enfers.

Les enfers, un sujet que le combo américain semble maîtriser sur le bout des doigts sur Reveries of the Arcane Eye. On a en effet l'impression d'y être, bien que les thématiques abordées par Osgraef soient plus profondes, l'une d'elle se référant au luciférisme, ce courant de pensée philosophique et littéraire lié au mysticisme (qu'on évitera surtout de confondre avec le satanisme dit classique) dont le groupe se nourrit ici avec avidité et qui inspira bien d'autres formations trempant dans le black metal radical. Si Osgraef ne réinvente rien, il parvient tout de même, de par cette approche, à ouvrir des portes vers des dimensions cauchemardesques dont on ne peut sortir indemne. Un choix qui impose le respect et qui rend ce premier album digne d'écoute.

mercredi 7 janvier 2026

SANCTVS - SACRIFIÉ SUR L'AUTEL DE LA RÉDEMPTION


Projet solo de l'artiste québécois Xavier Berthiaume (ex-Cauchemar et toujours actif aujourd'hui avec Atramentus, Oriflamme et Akitsa qu'il accompagne en live), Sanctvs va dévoiler le 30 janvier son nouvel album studio, De l'abîme au plérôme, via le label nordiste Osmose Productions. Sept ans après Mors Aeterna, son premier opus, l'artiste n'a rien perdu de sa passion pour un black metal abyssal et viscéral, entièrement dévoué aux ténèbres. Le morceau Sacrifié sur l'autel de la rédemption devrait aisément vous convertir.

lundi 5 janvier 2026

VIDÉO : DISTERROR - BEYOND THE VEIL


Fondé en 2010 à Cancun, Disterror a longtemps pratiqué du punk hardcore crust avant d'ajouter tardivement du black et du thrash metal à ses compositions après une courte séparation entre 2019 et 2021. Le combo mexicain, dont le musicien Romeo Zkauba (ex-Summoning Death) est le dernier membre d'origine, dévoilait en fin d'année dernière un EP, Revealing Darkness, sur lequel il montrait sa dextérité dans un blackened thrash metal typé vieille école de très bonne qualité. Par la même occasion, un clip a été conçu pour le morceau Beyond the Veil, que voici.

dimanche 4 janvier 2026

VIDÉO : FROST - THE GATE


Vétéran de la scène black metal européenne depuis trente ans, Frost avait sorti en septembre de l'année dernière son septième album studio, Age of Fading and Doom, via le label GrundRecords. Le groupe hongrois en poursuit la promotion en dévoilant une vidéo pour The Gate, morceau extrait du dit album, et que vous pouvez visionner ci-dessous.

samedi 3 janvier 2026

CHRONIQUES DE LA FOSSE : KVIST - FOR KUNSTEN MAA VI EVIG VIKE (1996)


C'est au tout début des années 90 que le black metal entre dans une forme de radicalité sous l'impulsion de nouveaux groupes basés en Norvège, parmi lesquels Mayhem, Darkthrone et Immortal. Les thèmes sombres vont alors occuper une place prépondérante dans l'imagerie du genre, allant jusqu'à susciter des polémiques qui, pour certaines, feront la une de l'actualité de l'époque. Dans le même temps, d'autres groupes décident de s'écarter de cette ligne en proposant une approche plus structurée et plus mélodique en lien avec des thématiques très différentes de leurs confrères les plus radicaux, allant de la nature au mysticisme, en passant par les contes et récits épiques, l'occultisme, la mythologie et le vampirisme. C'est là que l'on commence à entendre parler de formations norvégiennes comme Emperor, Satyricon, Ancient, Limbonic Art ou Dimmu Borgir. Grâce à ces groupes, la frange mélodique du black metal acquiert ses lettres de noblesse, devenant très populaire au milieu des années 90.

C'est dans ce contexte que Kvist voit le jour en 1993 à Hønefoss, localité située au nord d'Oslo, dans le Comté de Buskerud. Après deux démos parues l'année suivante, le groupe, qui est alors un trio de musiciens, plonge dans le grand bain en dévoilant en 1996 son premier opus (le seul à ce jour), For Kunsten Maa Vi Evig Vike, via le label Avantgarde Music. Le combo nordique ne sait pas encore qu'il vient de signer un chef-d'œuvre, encore considéré aujourd'hui comme une des pièces maîtresses du black metal mélodique. Pour commencer, et pour bien comprendre ce à quoi nous avons affaire, il faut savoir situer cet album en termes d'influence. Là, c'est très simple, vous prenez les groupes cités en fin de paragraphe précédent et vous obtenez la réponse. Tant qu'à faire, ajoutez-y Urgehal et Isvind, vous aurez alors un aperçu plus précis des eaux dans lesquelles Kvist navigue. Nous sommes donc, vous l'aurez compris, dans un panel d'influences parcourant une sphère assez large de la scène norvégienne, du raw black metal au black mélodique. C'est là que réside la force du trio, celle d'avoir pu trouver sur cet album un équilibre entre la radicalité du black early 90s et les mélodies du black plus sophistiqué qui s'est développé quasiment dans la foulée avant d'atteindre véritablement son excellence à partir de 1993-1994. À partir de là, on constate deux choses : d'abord une instrumentation faisant la part belle à l'amplitude, capable même de prendre énormément d'envergure sur des morceaux plus longs (comme sur le très intense Stupet ou le majestueux Min lekam er meg blott en byrde) ; ensuite un chant typique du black metal de la vieille école se fondant parfaitement dans les structures. C'est donc le mélange de ces deux éléments, instrumentation mélodique et vocaux radicaux, qui opère une surprenante magie portée aux nues par un usage bienvenu des claviers pour la petite touche ténébreuse. Entre agressivité et mélancolie, l'album peut alors adopter des atours mystiques d'une rare intensité que des compositions comme Vettenetter ou le sublime joyau Ars Manifestia restituent très bien.

Kvist signait à n'en pas douter un des disques de black metal les plus inspirés des années 90 avec For Kunsten Maa Vi Evig Vike. Un succès qui, paradoxalement, allait conduire à l'éclatement du groupe en 1997. Mais, voilà qu'après vingt-cinq ans de silence, le projet semble être revenu d'entre les morts sans qu'on en sache plus. À croire que les légendes ne meurent jamais.

CHRONIQUES DE LA FOSSE : DEATHHAMMER - CRIMSON DAWN (2025)


Inséparables compères sur qui le temps ne semble avoir aucune emprise, Sergeant Salsten et Sadomancer (de leurs vrais noms Daniel Kråkevik Salsten et Cato Stormoen) sont depuis vingt ans les figures de proue de Deathhammer, entité formée en terre norvégienne en l'an 2005. Oui, vingt ans. Sachant que les deux lascars ont passé le cap de la trentaine, cela veut dire qu'ils n'étaient encore que de jeunes adolescents lorsqu'ils se sont lancés dans ce projet. Vingt ans donc, et quelques albums plus tard, l'eau a coulé sous les ponts mais, l'envie demeure intacte, si bien qu'à l'été dernier, le duo dévoilait via Hells Headbangers Records le sixième chapitre de ses aventures discographiques, Crimson Dawn.

Ceux qui suivent le groupe depuis ses débuts savent sur quel terrain ils se trouvent. Depuis deux décennies, Deathhammer s'évertue à maintenir la flamme d'un blackened thrash speed metal de la vieille école, fidèle à l'esprit de la fin des années 80 et du début des années 90. Les deux norvégiens pourraient être ainsi les rejetons de Destruction, Aura Noir ou Nifelheim, incontestables sources d'inspiration auxquelles on ajouterait sans problème Nocturnal, Kreator et, tant qu'on y est, le Sodom des débuts, période Obsessed by Cruelty ou Agent Orange. Maintenant que vous avez une idée plus précise du décor, dites-vous bien qu'en vingt ans de carrière, Deathhammer n'a jamais dévié de cette trajectoire musicale, ne serait-ce que d'un pouce. Vous pouvez prendre n'importe lequel de leurs albums, Phantom Knights, Onward to the Pits ou Evil Power, vous retrouverez toujours cette ligne directrice qui guide le combo depuis le commencement, à savoir l'attachement à un thrash metal ultra rapide et très black dans son approche, viscéral et authentique.

C'est peut-être là que réside le problème sur Crimson Dawn, c'est-à-dire, cette étrange impression de tourner en rond même si l'énergie et la passion sont toujours bien présentes. Il est clair que, sous certains aspects, la redoutable machine apparaît toujours aussi rutilante, le groupe ne manquant pas de nous rappeler ses longues années d'expérience sur des morceaux efficaces comme Stygian Lust, Legacy of Pain ou Abyssic Thunder qui ouvre idéalement l'opus en rentrant tête la première dans le vif du sujet. Seulement voilà, à force d'avoir été cuisinée à toutes les sauces, la recette finit par sentir le réchauffé. Ainsi, je ne vous cacherais pas que l'ennui a commencé à pointer le bout de son nez à partir de la quatrième plage et qu'il m'a fallu attendre l'ultime morceau, le mirifique Into the Blackness of Hell, pour me faire reprendre du poil de la bête. Entre les deux, ce fut la période des vaches maigres, comme une longue litanie répétitive cadencée à un rythme de croisière rébarbatif et peu inspiré.

C'est donc une impression mitigée que nous laisse Crimson Dawn. D'un côté, on peut se satisfaire de l'inébranlable fidélité d'un groupe à un style qu'il sait pratiquer grâce aux années d'expérience qu'il a derrière lui, au point qu'il pourrait jouer de ses instruments les yeux fermés, tandis que de l'autre, l'on sent venir une redite lancinante qui, hélas, retire beaucoup de saveur à cet album, créant ainsi un réel déséquilibre dans le processus créatif. Oui, la flamme brûle encore mais, attention à ce qu'elle ne soit pas étouffée par une passion qui finirait par occuper tout l'espace au détriment de la qualité.

lundi 29 décembre 2025

LES ARCHIVES DE LA CRYPTE - ÉPISODE 39


Ravage Cérébral explore les profondeurs les plus obscures et malsaines de la scène death metal underground en évoquant la mémoire de groupes disparus, oubliés, ressuscités ou toujours en activité depuis leurs débuts.

Mortuary - Blackened Images (1990) :
Fondé en 1988 à Monterrey, Mortuary débarque dans une époque où le death metal et le thrash metal sont encore très liés l'un à l'autre même si certains groupes ont déjà commencé à prendre la tangente pour emprunter une voie plus sombre qui mènera véritablement à l'avènement du death. Après une démo parue en 1989, le combo mexicain dévoile son premier album, Blackened Images, l'année suivante. En un peu moins de trente minutes, les quatre latinos déchaînent les enfers en multipliant les brûlots avec une facilité déconcertante grâce à un mélange astucieux et corrosif de death et de thrash dont les influences peuvent très bien aller de Sepultura à Sarcofago, en passant par Massacra et Merciless. Du pur concentré d'énergie que Mortuary renouvellera cinq ans plus tard sur Shine of the End, avant que la séparation ne soit actée en 1997 après seulement neuf ans d'existence. Cependant, et ce fut une énorme surprise, Alberto Martinez, premier guitariste de la formation, reforma celle-ci en 2008 avec un nouveau lineup.

Denial of God - The Horrors of Satan (Painkiller Records, 2006) :
Sur les terres du black metal scandinave, Denial of God vit le jour au Danemark alors que le genre était en pleine expansion en raison de la vague ayant déferlé de Norvège. Néanmoins, il eut tout de même fallu attendre quinze ans, le temps que le lineup se stabilise tant bien que mal, pour que le groupe sorte enfin son premier album. Une attente qui valait la peine tant The Horrors of Satan fut une réussite sur tous les points. Du chant à l'instrumentation, en passant par les paroles, les danois ouvraient un livre de sortilèges obscurs en proposant un black viscéral aux structures énigmatiques, capable de prendre des atours tantôt radicaux, tantôt épiques dans ces moments les plus mélodiques, comme sur The Book of Oiufael, par exemple, ou l'imposant The Iron Gibbet. C'était du black metal sophistiqué, en somme, toujours d'actualité aujourd'hui puisque le groupe poursuit son périple sur les terres désolées.

Mortality - Eternal Prophecy Reigns (Demo Collection 89-91) :
J'ignore en quelle année est sortie cette grosse compilation mais, quoi qu'il en soit, il y a des choses à en dire. L'objet rassemble les trois premières démos de ce groupe suédois fondé en 1987. Le groupe s'est toujours attaché à pratiquer un thrash metal old school d'une très grande sincérité, dans la veine de Mezzrow. C'était le genre de thrash que l'on pouvait se coller dans les oreilles en allant faire une petite session de skate dans les rues surchauffées des grandes agglomérations, du thrash à l'énergie communicative, très typé américain et, forcément moins entendu durant cette période dans les contrées nordiques qui étaient déjà à fond dans le death ou le black. Une vraie curiosité donc, d'où l'initiative intéressante qui fut prise de rassembler ces trois démos tombées aux oubliettes sur un seul disque, pour un plat copieux de plus de cinquante minutes d'écoute.

Death Vomit - Gutted by Horrors (Xtreem Music, 2014) :
Cela fait un moment que ce groupe chilien ne donne plus trop de nouvelles, cet album étant à ce jour le seul de sa discographie. C'est bien dommage car, Death Vomit a tout du groupe de death metal sud-américain délétère et malsain. Aucun des douze morceaux contenus dans la galette ne dévie de sa ligne directrice, demeurant solidement ancré dans un death de la vieille école, pestilentiel à souhait, empruntant à Putrid Yell ou à Sadistic Intent, si l'on veut se référer à quelques glorieux anciens. La mécanique est bien huilée, redoutablement efficace dans tous les compartiments et suffisamment rodée pour vous donner des cauchemars pendant un certain temps. Vous voici avertis.

Patologicum - Hecatomb of Aberration (Crude Entertainment, 2003) :
À propos de cauchemars, Patologicum pourrait bien vous en donner également. Ce groupe polonais, natif de Cracovie en 2000, débuta sa carrière sur les chapeaux de roue en sortant un album, Hecatomb of Aberration, dès son premier essai discographique, en 2003. Bien qu'il s'agisse là de son seul et unique long jet (il y eut une démo et quelques splits par la suite avant une séparation en 2008, suivie d'une brève reformation en 2013), le groupe frappait un gros coup en pratiquant un brutal death metal de toute première qualité, avec un penchant pour le deathgrind, le tout dans un style très calibré vieille école. La majorité des morceaux, évidemment très courts, s'ancraient dans une imagerie gore typique qui aurait parfaitement convenu pour la bande-son de n'importe quel film d'horreur. Du bel ouvrage que les puristes apprécieront à sa juste valeur.

dimanche 28 décembre 2025

CHRONIQUES DE LA FOSSE : SECRETS - TOWARDS THE NIGHTSIDE... (2024)


À quel moment peut-on qualifier un groupe de "super-groupe" ? Par définition, en se référant rigoureusement au dialecte musical, un "super-groupe" est l'association de plusieurs artistes expérimentés appartenant ou ayant appartenu à des formations réputées. Nous en avons un exemple flagrant avec Secrets, et pour cela, il suffit de citer ne serait-ce qu'un nom pour se faire une première idée : Swartadauþuz. L'homme est une sommité dans le milieu du black metal en étant le mentor de plusieurs projets dont vous avez sans doute déjà entendu parler si vous connaissez l'underground sur le bout des doigts, comme par exemple Bekëth Nexëhmü, Daudadagr, Gnipahalan, Azelisassath, Greve, Mystik ou Muvitium, parmi d'autres. N'oublions pas de préciser qu'il est aussi le gérant du label Ancient Records et de sa sous-division, Mysticism Productions. C'est d'ailleurs sur ce label qu'est paru en 2024 l'album Towards the Nightside... de son projet parallèle Secrets, sur lequel il ne travaille pas seul puisque l'artiste s'est associé à Alexander Poole, alias Esoterica (Chaos moon, Krieg), Likpredikaren (Nattfärd, Ringarë), Laszlo Juhos (Greve, Coldflesh) et Sortilege (qui collabore déjà avec Swartadauþuz sur le projet black metal Gygath). Pas de doute, c'est bien à un "super-groupe" que nous avons affaire. Restait à savoir quelle serait la qualité du contenu qui allait nous être proposé sur Towards the Nightside... 

D'abord, il est intéressant de savoir que l'usage de trois claviers a été nécessaire pour concevoir cet album. On s'en rend compte très vite à l'écoute tant les morceaux débordent de nappes de claviers sirupeuses. Attention, l'adjectif est ici employé dans le sens élogieux car, il n'y a ni facilité, ni mièvrerie dans l'emploi des claviers sur ces morceaux. Les instruments servent ici à ouvrir des portes sur des dimensions mystérieuses, chaque composition révélant son propre monde, une identité qui lui est spécifique. Dès les premières notes de Pagan Dreams, les chevaux de l'apocalypse sont lancés à vive allure, le groupe dévoilant une aisance majestueuse à la pratique d'un black metal mélodique et symphonique (entêtants claviers décidément) qui nous ramène à la magnificence du style tel qu'il s'exprimait dans les années 90. On remarque également que plus les morceaux sont longs, plus le groupe laisse se développer une instrumentation pouvant acquérir une envergure stratosphérique malgré l'obscurité qui règne. Des plages plus contemplatives comme Spawn of the Thousandth Moon, Towards the Nightside ou l'épique Bleeding Black Sacrament avec ses imposantes structures à la Sacramentum, en sont le révélateur parfait. Il y a ici une intensité remarquable empruntant aussi bien à la radicalité du black metal qu'à ses atours les plus atmosphériques, que Swartadauþuz sait superbement restituer dans un autre de ses projets, Trolldom.

Bien sûr que l'influence d'Emperor se ressent fortement, celui des débuts notamment, période In the Nightside Eclipse. Tout le mysticisme et la mythologie du groupe culte norvégien nous explose au visage sur Towards the Nightside.... Cependant, n'allez surtout pas croire que nous sommes en présence d'une vague resucée d'Emperor. Secrets n'est pas dans la parodie, bien au contraire. Il développe avec beaucoup de créativité un univers s'inscrivant dans la continuité d'un black metal ancestral prenant sa source aux origines du genre et s'enracinant au cœur même de ce qui fait la légende du black metal scandinave. C'est cela qui fait de cet album un ouvrage majeur dont vous auriez tort de vous priver.

LE COIN DES DÉMOS (28/12/25)


Chaque dimanche, Ravage Cérébral ouvre les portes de l'enfer et s'enfonce dans les bas-fonds les plus insalubres pour y rechercher des groupes récents de metal extrême tapis dans les profondeurs de l'underground.

Mevrtre - Mevrtre (2025) :
Fondé par deux artistes corses, ce mystérieux projet né à Ajaccio dévoile sur sa première démo quatre morceaux profondément enracinés dans un black metal radical up tempo qui va sans doute rappeler à beaucoup le style que pratiquaient les groupes français ayant appartenu aux fameuses Légions Noires des années 90. On retrouve ainsi des influences venant aussi bien de Vlad Tepes que de Bélkètre ou Mütiilation, soit du black sous son aspect le plus vampirique mais aussi, le plus punk de par la rapidité qui s'exerce dans l'instrumentation. Un bel hommage aux anciens, en somme, très bien restitué sur des morceaux comme Corroded, Movldy, Rotting Candles ou Les Révélations dv Baldaqvin. Les amateurs de raw black metal ne seront pas déçus.

Karyorrhexis - Graven Odes (2025) :
Ce groupe australien né à Melbourne en 2020, et dans lequel évolue notamment Brandon Gawith, batteur de Cemetery Urn, propose sur cette démo du blackened death metal bien conçu, articulé sur de solides compositions aux multiples reflets, pouvant amener à la contemplation et au thème récurrent de la guerre. Ainsi, les intervalles plus élaborés et énigmatiques, entre death doom et war metal, sont très intéressants, révélant des trésors d'ingéniosité parfois bluesy sur certains riffs de guitares. L'ambiance sombre et monotone qui se dégage de l'ensemble est le petit plus qui rend cette démo passionnante à plus d'un titre, tout cela gravitant autour d'un style finalement très old school dans sa structure. À écouter séance tenante pour ceux qui voudraient sortir des sentiers battus.

Superstition - Surging Throng of Evil's Might (2018) :
Ce groupe mexicain s'avère déroutant à plus d'un titre sur cette première démo datée de janvier 2018 (un album est ensuite paru l'année suivante, le seul à ce jour) en pratiquant un death maquillé en black metal. Certes, dès la première écoute, l'on sent la puissance écrasante et suffocante du death metal abyssal pratiqué par des formations connues telles que Preadatory Light, Cruciamentum ou Ossuary. Mais, il y a aussi dans tout cela quelque chose de plus diabolique, de plus lugubre qui hante les compositions et qui va alors rapprocher Superstition de groupes plus enclins au blackened death ou au black radical comme Mortem, Funeral Chant ou Grave Miasma. Le rendu demeure, quoi qu'il en soit, fabuleux sur les quatre morceaux partagés ici, avec cette impression constante de naviguer entre deux eaux.

Alors qu'un nouveau disque se fait désespérément attendre (il faut dire que ce sacré Kev Desecrator est très occupé avec ses multiples projets, notamment Venefixion, Profanation et Deströyer 666), il est toujours bon de se replonger dans les débuts de Sépulcre, groupe fondé en Bretagne en 2012 sous le nom de Demonic Oath avant d'opter pour cette identité huit ans plus tard. Sur cette démo inaugurale, le combo montrait déjà un solide potentiel en proposant un death typiquement old school, digne des fondements du genre et essentiellement tourné vers les années 90. La tension est extrême sur chaque morceau, se développant dans une ambiance malfaisante, délétère, portée par des rythmiques barbares et un chant guttural à glacer le sang. Bref, un superbe death de la vieille école, fidèle à ses racines, par un des meilleurs groupes français. On attend maintenant une suite à Cursed Ways of Sheol, l'EP paru en 2022.

Inaudible Dialect - Demo (2025) :
Terminons par une curiosité que vous allez soit apprécier, soit détester avec ce projet énigmatique derrière lequel se cache un artiste un peu touche-à-tout s'adonnant à des mélanges aussi bizarres que déroutants. Pour simplifier les choses, disons que globalement nous avons plutôt affaire à du brutal slam death metal mélangé à du goregrind avec un peu de breakdown et une bonne louche de sonorités électroniques qui feraient presque songer à de la techno hardcore. J'ignore si l'artiste qui est derrière tout ça était sous acide au moment où il a composé cette mixture mais, au final, c'est peut-être vous qui risquez de vous retrouver à naviguer au hasard dans les dimensions parallèles que ce type parvient à ouvrir. Vous l'aurez compris, c'est bel et bien à un objet musical non identifié auquel nous sommes confrontés ici.

samedi 27 décembre 2025

VIDÉO : LIKNO - FROM SUMMIT TO TRENCH


Après un album éponyme paru en 2024, Likno est déjà de retour avec Summit and Trench, nouvel opus à paraître le 31 décembre chez WolfKult Religion. C'est l'occasion, pour ceux qui ne connaissent pas, de découvrir le black metal puissant et contemplatif de ce duo grec composé d'un homme et d'une femme, en regardant le clip promotionnel conçu pour From Summit to Trench, longue plage de douze minutes.

OMISSION - A WITCH WILL BE BORN


Disciples d'un blackened thrash metal authentique et sans concession depuis plus de vingt ans, Omission vient d'annoncer la parution prochaine d'un huitième album studio dont la date de parution et le titre ne sont pas encore connus au moment où ces lignes sont rédigées. Qu'à cela ne tienne, le groupe madrilène nous met en appétit avec son nouveau single, A Witch Will Be Born, histoire de faire monter la hype. L'album, quant à lui, devrait sortir sur le label péruvien Black Legion Records. 

vendredi 26 décembre 2025

WÖMIT ANGEL - LET THERE BE SATAN


Heureux que nous sommes, nous simples mortels, voici que Wömit Angel annonce sur ses réseaux la parution d'un nouvel album, Spermhamforash, dont la date de sortie devrait être précisée incessamment sous peu. Nous parlons ici d'une institution nordique du black thrash metal, née à Tampere, en Finlande, il y a quinze ans et qui possède cinq opus à son actif. Pour nous faire patienter, le groupe a mis en ligne un nouveau single, Let There Be Satan, pile pour les fêtes.

HOLOGRAMAH - EVOCACIONES DEL VACIO PRIMORDIAL


Nouveau venu sur la scène metal extrême, Hologramah est un projet originaire du Chili dont le premier album, Abyssus. Versus. Versiculos. va paraître le 31 décembre sur le label Living Temple Records. Sur le single intitulé Evocaciones del Vacio Primordial, le combo sud-américain propose un blackened death metal délérère, à l'ambiance abyssale et ritualiste. Les amateurs d'art noir apprécieront sans doute cette direction.