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samedi 3 janvier 2026

CHRONIQUES DE LA FOSSE : DEATHHAMMER - CRIMSON DAWN (2025)


Inséparables compères sur qui le temps ne semble avoir aucune emprise, Sergeant Salsten et Sadomancer (de leurs vrais noms Daniel Kråkevik Salsten et Cato Stormoen) sont depuis vingt ans les figures de proue de Deathhammer, entité formée en terre norvégienne en l'an 2005. Oui, vingt ans. Sachant que les deux lascars ont passé le cap de la trentaine, cela veut dire qu'ils n'étaient encore que de jeunes adolescents lorsqu'ils se sont lancés dans ce projet. Vingt ans donc, et quelques albums plus tard, l'eau a coulé sous les ponts mais, l'envie demeure intacte, si bien qu'à l'été dernier, le duo dévoilait via Hells Headbangers Records le sixième chapitre de ses aventures discographiques, Crimson Dawn.

Ceux qui suivent le groupe depuis ses débuts savent sur quel terrain ils se trouvent. Depuis deux décennies, Deathhammer s'évertue à maintenir la flamme d'un blackened thrash speed metal de la vieille école, fidèle à l'esprit de la fin des années 80 et du début des années 90. Les deux norvégiens pourraient être ainsi les rejetons de Destruction, Aura Noir ou Nifelheim, incontestables sources d'inspiration auxquelles on ajouterait sans problème Nocturnal, Kreator et, tant qu'on y est, le Sodom des débuts, période Obsessed by Cruelty ou Agent Orange. Maintenant que vous avez une idée plus précise du décor, dites-vous bien qu'en vingt ans de carrière, Deathhammer n'a jamais dévié de cette trajectoire musicale, ne serait-ce que d'un pouce. Vous pouvez prendre n'importe lequel de leurs albums, Phantom Knights, Onward to the Pits ou Evil Power, vous retrouverez toujours cette ligne directrice qui guide le combo depuis le commencement, à savoir l'attachement à un thrash metal ultra rapide et très black dans son approche, viscéral et authentique.

C'est peut-être là que réside le problème sur Crimson Dawn, c'est-à-dire, cette étrange impression de tourner en rond même si l'énergie et la passion sont toujours bien présentes. Il est clair que, sous certains aspects, la redoutable machine apparaît toujours aussi rutilante, le groupe ne manquant pas de nous rappeler ses longues années d'expérience sur des morceaux efficaces comme Stygian Lust, Legacy of Pain ou Abyssic Thunder qui ouvre idéalement l'opus en rentrant tête la première dans le vif du sujet. Seulement voilà, à force d'avoir été cuisinée à toutes les sauces, la recette finit par sentir le réchauffé. Ainsi, je ne vous cacherais pas que l'ennui a commencé à pointer le bout de son nez à partir de la quatrième plage et qu'il m'a fallu attendre l'ultime morceau, le mirifique Into the Blackness of Hell, pour me faire reprendre du poil de la bête. Entre les deux, ce fut la période des vaches maigres, comme une longue litanie répétitive cadencée à un rythme de croisière rébarbatif et peu inspiré.

C'est donc une impression mitigée que nous laisse Crimson Dawn. D'un côté, on peut se satisfaire de l'inébranlable fidélité d'un groupe à un style qu'il sait pratiquer grâce aux années d'expérience qu'il a derrière lui, au point qu'il pourrait jouer de ses instruments les yeux fermés, tandis que de l'autre, l'on sent venir une redite lancinante qui, hélas, retire beaucoup de saveur à cet album, créant ainsi un réel déséquilibre dans le processus créatif. Oui, la flamme brûle encore mais, attention à ce qu'elle ne soit pas étouffée par une passion qui finirait par occuper tout l'espace au détriment de la qualité.

samedi 20 décembre 2025

EVIL DAMN - GODS OF CHAOS


Né il y a plus de vingt ans, Evil Damn n'a sorti qu'un seul album à ce jour, Necronomicon, en 2021. Le groupe péruvien aime se cacher dans les recoins les plus sombres de l'underground sans doute pour mieux nous surprendre. Justement, un nouveau EP, Eons of Horror, va paraître le 30 janvier prochain chez Hells Headbangers Records. Pour saluer l'événement, un morceau intitulé Gods of Chaos est disponible à l'écoute, témoignant de l'attachement viscéral des sud-américains pour un death old school authentique aux accents black.

mardi 28 octobre 2025

DEATH YELL - CONJURING ASMODEUS' SEED


Nous voici face à un monument de la scène metal extrême underground, tellement underground que depuis sa fondation en 1989, il n'a sorti qu'un album en 2017 (bientôt deux avec celui qui arrive), j'ai nommé Death Yell. Toujours emmené par trois de ses membres d'origine plus de trente-cinq ans plus tard, le groupe de Santiago du Chili revient avec Demons of Lust  qui va paraître le 28 novembre via le label Hells Headbangers Records. Sur le morceau Conjuring Asmodeus' Seed, le combo latino nous rappelle combien il excelle dans la pratique d'un blackened death metal old school violent et pestilentiel en conviant à sa table Sarcofago, Holocausto et Beherit. Nous voici prévenus.

vendredi 14 mars 2025

PROFANATICA - THE SIXTH HOUR


Vous connaissez sans doute l'histoire de Profanatica. Fondé en juin 1990 par trois membres originels d'Incantation (Paul Ledney, Brett Makowski et Aragon Amori, qui n'est plus de ce monde depuis longtemps) qui collaborèrent avec John McEntee sur la toute première démo du groupe du New-Jersey, le combo éclata deux ans plus tard, en laissant quelques démos mémorables dans son sillage, et ne donna plus signe de vie durant neuf ans avant que Ledney ne ressuscite la bête en 2001 aidé de Malcolm Trent et Rod Ware. La formation allait ensuite subir encore quelques remous (départ de Ware en 2006) avant qu'un premier album, Profanatitas De Demonotia, ne paraisse en 2007 chez Hells Headbangers Records. Dix-huit ans et cinq albums plus tard, c'est sur ce même label que va être dévoilé le 25 avril un nouveau méfait, sous la forme d'un EP intitulé Wreathed in Dead Angels, dont on peut écouter un premier extrait, The Sixth Hour, qui montre que le groupe n'a rien perdu de sa capacité à produire du blackened death toujours aussi délétère.

jeudi 13 mars 2025

LE CULTE DE L'UNDERGROUND : LE THÈME DE L'AUTOPSIE CHEZ HAEMORRHAGE, UNE INSPIRATION TRÈS ARTISTIQUE


Les thématiques ayant attrait à la médecine, comme la chirurgie ou l'autopsie, ont toujours été récurrentes chez bien des groupes de death metal. À l'heure où Haemorrhage, légende vivante du deathgrind, revient sur le devant de la scène avec la parution prochaine d'un nouvel EP intitulé Opera Medica, il semblait logique de se pencher sur le cas du groupe espagnol fondé en 1991 dont les principales influences se situent dans le milieu artistique, notamment dans la représentation de l'autopsie dans l'art pictural.

Des influences que la célèbre formation ibérique n'hésite pas à mettre en avant de façon très claire sur l'artwork d'Opera Medica, le livret contenant des illustrations truffées de références à des œuvres majeures venant de la peinture, essentiellement du seizième et du dix-septième siècle. L'une des plus marquantes provient de William Hogarth, philanthrope anglais, graveur et peintre dont Diderot ne tarissait pas d'éloges, qui vécut de 1697 à 1764, célèbre pour son autoportrait au chien et sa Satire des mœurs électorales mais, pas que. En 1751, l'artiste né à Londres dévoile une gravure particulièrement violente, The Reward of Cruelty, sur laquelle l'appareil judiciaire de l'époque était représenté de manière très explicite en montrant le sort cruel réservé à des condamnés venant d'être exécutés. Ici, en l'occurrence, après qu'il eut été pendu, un individu est disséqué, avant d'être vidé de ses entrailles par des chirurgiens faisant plus office de bouchers, sous l'œil attentif (ou distrait pour certains) d'un auditoire que domine du haut de son trône un personnage étant identifié sous le nom de John Freeke, président du Collège Royal de Chirurgie. Le côté extrêmement violent de la scène est renforcé par la présence d'un chien, en contrebas, dévorant le cœur extrait de la victime, tandis que sur la gauche, l'on voit des restes humains, crânes et os, bouillir dans une marmite (dont les supports sont eux-mêmes constitués d'os humains), en vue d'être exposés par la suite (on voit d'ailleurs très bien en arrière-plan deux squelettes de condamnés disposés à la vue de tous). Sur Opera Medica, Haemorrhage ne s'est pas privé de reprendre au détail près cette gravure macabre et choquante en y insérant un des membres du groupe, sans doute ce diable de Lugubrious, le chanteur, à moins qu'il s'agisse de Luisma, le guitariste, à la place du président, vêtu de l'uniforme complet du parfait chirurgien psychopathe.

La gravure originale de William Hogarth en 1751...

... Et sa version Haemorrhage sur 'Opera Medica'

Dans un ordre d'idée à peu près similaire, Haemorrhage est allé chercher des éléments contenus dans des manuels de chirurgie datant pour certains du seizième ou du dix-septième siècle. On retrouve notamment sur Opera Medica une illustration reprise directement dans l'un de ces livres d'anatomie (assez fascinante, soit dit en passant, l'individu pratiquant l'autopsie étant lui-même disséqué). L'image figurant sur Opera Medica se différencie néanmoins par certains aspects, comme l'ajout de deux corps humains dont l'on distingue les entrailles et le système sanguin (représentation typique dans les livres d'anatomie) et, plus surprenant, le même médecin légiste mais, ayant une apparence angélique.

Autopsie d'après un manuel datant du 16è ou 17è siècle

L'illustration que l'on trouve sur 'Opera Medica'

L'imagerie véhiculée par le groupe Haemorrhage étant avant tout très gore, nous ne sommes pas surpris que les espagnols aient opté pour une approche en rapport direct avec ces œuvres souvent incommodantes dont certains artistes de l'époque étaient friands (si l'on peut dire). Incontestablement, c'est surtout au dix-septième siècle que l'inspiration fut la plus florissante sur le thème de l'autopsie avec des peintures décrivant des actes pratiqués en public conçus telles de véritables performances. Beaucoup de ces peintures, comme la célèbre leçon d'anatomie du Dr. Willem van der Meer de Michiel van Mierevelt et de son fils Pieter (datée de 1617 et que vous pouvez admirer ci-dessous), exemple parmi tant d'autres, étaient représentatives d'un goût prononcé pour un style horrifique par lequel les groupes de death metal, dont Haemorrhage, ont toujours été attiré. C'est là le cœur même d'une relation pour ainsi dire intime que le metal extrême et l'art ont toujours entretenus.

mardi 4 mars 2025

HAEMORRHAGE - OPERA MEDICA


Voilà trente ans que paraissait Emetic Cult, premier album de Haemorrhage. On connait la suite de l'histoire. Le groupe espagnol fondé en 1991, qui semble ne pas avoir pris une ride depuis, est devenu une référence, que dis-je, une légende vivante de la scène deathgrind européenne et même mondiale. Afin de fêter comme il se doit ce trentième anniversaire, deux événements vont se produire le 25 avril prochain. D'abord un nouvel EP, Opera Medica, contenant cinq morceaux inédits, dont une reprise de Deathevokation de Dismember, enregistrés de mai à juin 2024, que le label Hells Headbangers Records va proposer au format vinyle. Puis, cerise sur le gâteau, une réédition de l'album culte Emetic Cult sur laquelle vous retrouverez non seulement tous les morceaux originaux mais aussi, un ré-enregistrement de huit titres figurant sur cet opus. Enfin, puisque le groupe est décidé à nous gâter, un aperçu du nouvel EP est d'ores et déjà disponible en écoute avec le single intitulé Scalpel, Scissors... and Other Forensic Instruments. C'est la fête !

lundi 3 mars 2025

LE CULTE DE L'UNDERGROUND : GOREAPHOBIA , IMPALED, OU LES ARCHIVES REVISITÉES DE DEUX MONSTRES SACRÉS DU DEATH METAL US


Nous allons de nouveau évoquer dans cette rubrique de très bonnes initiatives prises par des labels, à commencer par Hells Headbangers Records (qu'on ne présente plus) qui va proposer le 28 mars une splendide édition vinyle picture disc au format 33 tours de la toute première démo de Goreaphobia, Morbidious Pathology, originellement parue en 1990. Cerise sur le gâteau, la galette, en plus de comporter les trois morceaux enregistrés à l'époque sur cette démo, à savoir Polterchrist Entrapment, Devious Regordation et Organ Donor, est agrémentée de cinq pistes supplémentaires correspondant à des captations live lors d'un concert donné à Buffalo à la fin de l'année 1991.

Goreaphobia eut une existence tourmentée en raison de nombreux changements de lineup. Fondé à Philadelphie en 1988, le groupe se sépara une première fois six ans plus tard, avant de se reformer en 1999, puis de se séparer de nouveau en 2002. Un ultime baroud eut lieu entre 2004 et 2012, période durant laquelle deux albums parurent, respectivement chez Ibex Moon Records et Dark Descent Records. Deux hommes demeurèrent fidèles au groupe du début à la fin, le vocaliste et bassiste Chris Gamble, qui allait former en 1994 Blood Storm (combo black/thrash dont il est toujours membre de nos jours) et le guitariste Alex Bouks qui, avant de rejoindre Immolation en 2016, fit un crochet chez Incantation et Funebrarum. Lorsque l'enregistrement de Morbidious Pathology débuta en juin 1990, les deux acolytes étaient accompagnés du batteur Craig Smilowski qui allait l'année suivante commencer à collaborer avec Immolation sur leur premier opus, Dawn of Possession puis, sur Here in After en 1996. Vous l'aurez compris, ce lineup originel de Goreaphobia était d'une irréprochable qualité.

Il est donc intéressant de redécouvrir trente-cinq ans plus tard cette démo majeure. Oui, j'ai bien dit majeure, le terme n'étant pas usurpé pour la simple et bonne raison que Goreaphobia peut être considéré comme l'une des pierres angulaires du death metal américain du début des années 90. Tant au niveau du chant que de la section rythmique et de la structure interne des compositions, le groupe n'avait absolument rien à envier à ses compatriotes de Morbid Angel ou Immolation (formation avec laquelle on sent les atomes crochus). Goreaphobia était vraiment incarné dans un death d'une rare sincérité, viscéral au plus profond, intransigeant, bestial et sans concession. Voilà pourquoi cette démo, que Hells Headbangers réédite, appartient pleinement à l'histoire du death metal.


Dans un registre différent, le label californien Tankcrimes a crée la surprise en révélant au monde une démo inédite du groupe Impaled intitulée Demo Medicale. Pour bien comprendre l'importance de cette parution, il faut remonter aux sources du projet. En juillet 2002, le groupe formé à Oakland sortait son deuxième album studio, Mondo Medicale, via le label Necropolis Records. Auparavant, une pré-version de cet opus avait été conçue au début de cette même année 2002. Le groupe était alors composé de Sean McGrath (guitare, chant), Ross Sewage (basse, chant), Raul Varela (batterie) et Andrew LaBarre (guitare, chant). Pendant deux décennies, ces démos vont prendre la poussière avant que LaBarre ne les confient à ses acolytes par l'intermédiaire de son épouse. Le 27 juin 2022, alors qu'il n'est âgé que de quarante-trois ans, Andrew LaBarre est emporté par la maladie de Charcot. Pour les trois autres membres du combo, pas question que l'aventure s'arrête là, malgré cette perte tragique. Bien qu'ils se soient heurtés par la suite à des problèmes de droits avec le défunt label Necropolis, l'ouvrage avait pour eux une valeur tellement testamentaire suite à la disparition de leur ami qu'ils ne renoncèrent jamais à le faire distribuer au plus grand nombre. Aujourd'hui, c'est donc le label Tankcrimes qui vient à la rescousse avec dans sa besace une édition CD et vinyle splatter à venir le 11 avril prochain.

Toujours en activité, trente ans après sa fondation (même si le dernier album en date remonte à 2013), avec toujours McGrath, Sewage et Varela dans les rangs (auxquels on peut ajouter Jason Kocol et Leon Michael Sandow), Impaled est devenu au fil du temps une référence incontournable du death/goregrind. Les premières démos du groupe américain, Septic Vomit (1997) et From Here to Colostomy (1999), dont les pochettes étaient très explicites, étaient révélatrices de la direction qui allait être prise sur les enregistrements suivants, notamment Mondo Medicale. D'une approche résolument gore et teintée d'un humour à prendre surtout au second (voire troisième) degré, le death metal pratiqué par Impaled était avant tout brut de décoffrage, impertinent et musicalement inspiré du Exhumed période Gore Metal (et même avant, du temps des démos Excreting Innards, Goregasm ou Cadaveric Splatter Platter), sans oublier des influences venant de General Surgery. De plus, Demo Medicale a ceci de particulier qu'il est non seulement une pièce essentielle permettant de mieux comprendre la genèse et le processus de création de Mondo Medicale mais aussi, un hommage vibrant, sous forme de tribute, au regretté Andrew LaBarre. Sa parution n'en est par conséquent que plus fondamentale.


vendredi 14 février 2025

GENOCIDAL RITES - IX GODS/IX GRAVES


Formé en 2021 dans l'Ohio (avant un déménagement à Detroit), Genocidal Rites va dévoiler le 14 mars prochain chez Hells Headbangers Records son premier opus intitulé Genocidal Upheaval of Subservient Abrahamic Law. Comme sur ses précédents EPs, le groupe américain, profondément anti-catholique et versant dans l'occultisme, nous sert un blackened death metal d'une rare violence, à l'image du premier morceau révélé, IX Gods/IX Graves, en écoute ci-dessous.

jeudi 23 janvier 2025

CAUSTIC PHLEGM - SOFT BONES


Projet solo de l'artiste multi-instrumentiste Evangelos Vasilakos, Caustic Phlegm dévoilera le 28 février chez Hells Headbangers Records son premier album, Purulent Apocalypse. L'opus, qui fait suite à une démo datée d'il y a moins de trois ans, se révèle sur Soft Bones, morceau inaugural de death méphitique atteignant des sommets de malfaisance. De quoi se préparer à la pestilence qui va s'abattre sur nous d'ici le mois prochain.

mardi 6 août 2024

DECEASED - CHILDREN OF THE MORGUE


La légende revient. Avec presque quarante ans de carrière ininterrompue et dix albums, Deceased n'est toujours pas fatigué et dévoilera le 30 août prochain son nouveau méfait, Children of the Morgue, via le label Hells Headbangers Records. Emmené par le charismatique Kingsley "King" Fowley, présent depuis le début de l'aventure, le combo d'Arlington, en Virginie, nous régale avec son death/thrash mélodique et heavy sur le single qui a donné son nom à l'album. Pas de doute, Deceased en a encore dans le moteur malgré le temps qui passe et c'est tant mieux.

mardi 16 avril 2024

CARDIAC ARREST - THE STENCH OF ETERNITY


Le temps ne semble pas avoir d'emprise sur ce bon vieux Adam Scott, figure de proue, figure emblématique même, pourrait-on dire, de cette légende vivante, que dis-je, cette institution du death metal qu'est Cardiac Arrest dont la fondation remonte à 1997 à Chicago et dont Scott, chanteur et guitariste, est le seul membre d'origine après plusieurs changements de lineup. Malgré le temps qui passe et huit albums plus tard, en comptant The Stench of Eternity qui est paru le 2 avril dernier en version dématérialisée, la formule demeure inchangée, pour notre plus grand plaisir, Cardiac Arrest proposant toujours du death à l'état brut, sans additif, sans artifice, bref, du bon gros death des familles sans compromis et qui ne prend pas une ride. Bonne nouvelle, le label Hells Headbangers Records va distribuer à partir du 17 mai prochain une version physique de ce nouvel opus, au format CD, vinyle et cassette. Les pré-commandes sont déjà en ligne à cette adresse

lundi 3 juillet 2017

NEXUL

 Nexul

Du blackened death méphitique et malsain. Voilà le programme du premier album de Nexul, Paradigm of Chaos, qui va sortir le 28 juillet via Hells Headbangers Records. Le trio texan nous fait même l'honneur de nous offrir un avant-goût de la galette avec deux morceaux à réveiller les morts :

lundi 1 mai 2017

CADAVERIC INCUBATOR - GRAVESTENCH ASPHYXIATION

 Cadaveric Incubator

Il y a un peu plus de dix ans, Cadaveric Incubator sortait sa toute première démo, Resurgence of Morbidity. Puis quasiment plus rien jusqu'en 2014, où l'on vit arriver une deuxième démo intitulée Unburied Abominations (qui fut distribuée au format cassette audio en soixante-dix copies par le label Defense Records). Dans le genre discret, le combo finlandais (qui comprend notamment un ex-Carnifex et un ex-Torsofuck) se pose là. Le trio passe enfin à la vitesse supérieure cette année avec la parution cet été via Hells Headbangers Records (qui n'est pas n'importe quel label) de son premier album, Sermons of the Devouring Dead. L'occasion est belle de se frotter au death metal/grindcore saignant et brutal de ce groupe avec le morceau Gravestench Asphyxiation que voici :

vendredi 7 octobre 2016

THRONEUM - MORBID DEATH TALES

 Throneum

Activé en 1996 sous le nom de Throne, la carrière de Throneum a vraiment commencé à décoller quatre ans plus tard avec Old Death's Lair, premier album surgi du fin fond de l'underground. Depuis, le combo polonais, qui a subi pas mal de changements de lineup (Maras de Deus Mortem et Azarath y fit un passage), s'est bien installé sur l'échiquier du metal extrême d'Europe centrale et s'apprête à révéler son septième méfait, Morbid Death Tales, qui va paraître le 14 octobre chez Hells Headbangers. Le programme ne change pas : du blackened death pestilentiel et crasseux charriant des thèmes aussi réjouissants que la guerre, la torture, le blasphème et les ténèbres. Des sujets d'actualité, en somme. Voici un aperçu de la bête :

dimanche 7 août 2016

VOID MEDITATION CULT - MOULD AND BLOOD

 Void Meditation Cult

En 2009, Void Meditation Cult, qui s'appelait Sperm of Antichrist, sortait sur le label Hells Headbangers Records sa première démo, Blight and Darkness. On découvrait alors le black très torturé de cet étrange groupe de l'Ohio qui, par la suite, a affirmé son potentiel avec une autre démo parue sur le même label. Aujourd'hui, place au premier album pour le groupe de l'Ohio. Utter the Tongue of the Dead sortira le 31 octobre sur... Hells Headbangers bien sûr. Vêtu de toges de moines, Void Meditation Cult ne semble pas dévier de sa ligne, proposant un black/death de tendance occulte où le thème des rituels occupe une place prépondérante. L'excellent morceau Mould and Blood nous est servi en guise d'entrée.

mercredi 3 août 2016

CRUCIFIED MORTALS - BEHIND THE LURID MASK

 Crucified

Crucified Mortals nous avait laissé en 2011 avec un premier album éponyme acclamé par la critique. Voici revenir le combo de l'Ohio, toujours emmené par son fondateur Craig Horval (alias Reaper) avec un second opus, Psalms of the Dead Choir, qui arrivera le 28 octobre via Hells Headbangers Records. Accompagné depuis quelques années par le prolifique batteur Ash Thomas (Shed the Skin, Surgery, FaithXtractor, Estuary, ex-Acheron), Reaper nous rappelle que son projet demeure l'un des plus dignes représentants du genre death/thrash. La preuve avec Behind the Lurid Mask, morceau constituant un excellent hors-d'œuvre.

vendredi 17 juin 2016

DENOUNCEMENT PYRE - BLACK SUN UNBOUND

 Denouncement Pyre

Devenu, au fil des ans, une figure importante de la scène blackened death australe, Denouncement Pyre proposera dans quelques jours (le 22 juin) son nouvel album, Black Sun Unbound, via le label américain Hells Headbangers Records. Le trio de Melbourne est attendu au tournant après un excellent premier essai, World Cremation, auquel a succédé un tout aussi bon Almighty Arcanum en 2013. Sur ce troisième chapitre, Denouncement Pyre pose une nouvelle fois sa patte inspirée avec des compositions toujours plus poussées qui s'éloignent encore un peu plus du black/thrash des débuts pour se tourner résolument vers le death. Il en résulte un opus qui, à n'en pas douter, va faire date dans la carrière du groupe né en 2003.

samedi 4 juin 2016

PROFANATICA - ORDAINED IN BILE

 Profanatica

Ça bouge chez Profanatica qui va bientôt révéler à la face du monde (le 22 juin), son nouvel album, The Curling Flame of Blasphemy. Rappelons que le groupe a été fondé au début des années 90 par trois anciens membres d'Incantation, dont Paul Ledney qui remit l'entité sur les rails en 2001 après une longue période d'arrêt. Désormais trio (L'ex-Abomination John Gelso ayant rejoint le combo en 2007), Profanatica va de nouveau nous faire profiter de ses effluves méphitiques avec un troisième opus qui va sortir via le label Hells Headbangers Records. En guise d'apéritif, les trois lascars nous offrent le morceau Ordained in Bile, hymne blackened death pur et dur :

mercredi 30 mars 2016

SHED THE SKIN - PUTRID AND PIOUS

 Shed the Skin

Shed the Skin est-il ce qu'on appelle dans le jargon musical un supergroupe ? Il suffit de regarder de plus près le lineup pour avoir une réponse à cette question. Au chant et à la guitare, Ash Thomas, ex-Acheron et membre actuel de FaithXtractor ; à la basse, Ed Stephens (Ringworm, ex-Sinister, ex-Destructor) ; à la guitare, Matt Sorg (Ringworm, Beyond Fear, ex-Decrepit) ; à la batterie, Kyle Severn, membre d'Incantation, ex-Acheron et ex-Funerus ; aux claviers, Brian Boston, ex-From the Depths. Ok, on a compris. Shed the Skin est une dream team qui jouit d'une solide expérience. Le 17 juin prochain, les gars vont sortir via Hells Headbangers Harrowing Faith, leur premier album dont il est possible de goûter un aperçu avec Putrid and Pious, morceau dans une veine death metal pur jus.

vendredi 22 janvier 2016

EMBALMER - EMANATIONS FROM THE CRYPT

 Embalmer

Prenons des nouvelles d'un label qui a été très actif l'année dernière : Hells Headbangers Records. La structure basée dans l'État de l'Ohio proposera le 1er avril le nouvel album de ses compatriotes Embalmer, Emanations from the Crypt. L'événement s'annonce marquant, le combo de Cleveland étant une véritable institution du death metal US avec ses plus de vingt ans de carrière. Pourtant, il ne s'agit que de leur deuxième album, le premier depuis 13 Faces of Death paru il y a dix ans. Il faut dire qu'Embalmer est passé par pas mal de galères. Fondé en 1989 sous le nom de Corpse Grinder, le groupe fut par la suite secoué par de nombreux changements de line-up et des séparations, la dernière remontant à 2005. C'est donc un nouveau départ, en quelque sorte, pour Embalmer qui propose un aperçu de ce nouvel album avec le morceau portant le même titre. Sachez enfin que Hells Headbangers envisagerait de rééditer les premières démos du groupe, datées du début des années 90, ce qui serait une très bonne chose.