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samedi 6 juin 2026

PLAYLIST : UN MAX DE DEATH VOL. 6


Tracklist :

Funebrarum - From Rotting Burial Shrouds.
Goreworm - The Enthralling Grave.
Devenial Verdict - Swarms of the Mindless.
Ninth Realm - Cohorts of the Abyss.
Trichomoniasis - Oceanic Pole of Inaccessibilty.
Nuclear Tomb - Unbowed and Averse.
Frozen Soul - Eyes of Despair.
Jungle Rot - Legacy of the Damned.
Eternal Conquest - Eternal Conquest.
Reeking Aura - Gorged Beyond Grudges.
Dysgnostic - The Black Sun.
Verdun - Funeral of the Cosmic Knight.
Viande - Cercueil de Vase.
Abyssal Rift - The Enlightenment (There Was Never Will).
Fuming Mouth - A Blaze of Nihilism.
Diabolic Oath - Vomiting Flames in Rapturous Conflagration.
Ordh - Apis Bull.
Consecration - Descent into Derangement.
Fournier - Supreme Ornaments.
Hecate Enthroned - Into a Vale of Endless Snow.

mercredi 14 janvier 2026

ANTIHUMAN INDUSTRIES - LOOP OF COSMIC HORROR


Sortez la protection intégrale, et si par hasard vous avez une armure chez vous, mettez-la. Voici que débarque un projet complètement barré du nom d'AntiHuman Industries dont le premier album, Accelerated Death Impulse va paraître en ce début d'année, à une date que devrait communiquer incessamment sous peu le label World Terror Committee qui s'occupe de promouvoir cette formation composée de quatre musiciens. Que dire, si ce n'est qu'à l'écoute du premier morceau disponible, le bien nommé Loop of Cosmic Horror, vous allez pénétrer dans un amplificateur de souffrance physique et psychique qui va vous dézinguer le cerveau, le groupe établi en 2019 proposant ici ce que l'on pourrait appeler du blackened death metal expérimental (je me permets d'insister sur le terme expérimental). Vous comprendrez sans doute mieux ce à quoi vous avez affaire en écoutant ce single. Au moins, je vous aurai prévenu.

mardi 13 janvier 2026

VIDÉO : SOUTH OF HELL - HELLFERNUM


C'est sur le label lillois Great Dane Records que va sortir le 31 janvier le nouvel album de South of Hell, intitulé Hellfernum. L'événement est majeur, n'ayons pas peur de le dire, étant donné que le groupe fondé il y a plus de vingt ans en région Auvergne-Rhône-Alpes n'avait plus rien sorti depuis onze longues années et l'opus Rising of Hate (Sliptrick Records). Alors que la date approche à grands pas, les français proposent un superbe clip à l'ambiance sombre et mystique pour illustrer le morceau Hellfernum. C'est l'occasion rêvée de se replonger dans leur puissant death metal teinté de black, situé entre tradition et modernité.

VIDÉO : NOCTURNAL SPAWN - NECROTIC USURPER


Nocturnal Spawn n'aura pas chômé en 2025 avec la parution d'un EP, Emissaries of the Other Side (dont nous discutions à cette adresse), suivi de deux démos, dont la dernière en date, Necrotic Usurper, paraissait en novembre dernier. Le groupe originaire du Texas a pris le temps de concevoir un clip pour le morceau qui a donné son titre à la dite démo, ce qui est une bonne occasion, pour ceux qui ne l'auraient pas encore fait, de découvrir son blackened death metal très porté vers la vieille école.

lundi 12 janvier 2026

LES ARCHIVES DE LA CRYPTE - ÉPISODE 41 : BETHEL, SARCÓFAGO, EQUIMANTHORN, ABOMINATOR, TORTURE KRYPT


Ravage Cérébral explore les profondeurs les plus obscures et malsaines de la scène death metal underground en évoquant la mémoire de groupes disparus, oubliés, ressuscités ou toujours en activité depuis leurs débuts.

Bethel - Northern Supremacy (Ominous Productions, 1997) :
Toujours en activité aujourd'hui malgré un long hiatus qui a duré dix ans, ce groupe finlandais, très attaché aux thématiques liées à la nature, au satanisme et à la misanthropie, dévoilait sur cette première démo un black metal d'une rare élégance, d'une angoissante noirceur sur la forme mais, très mélodique et teinté d'une poésie mélancolique sur le fond, l'apport de claviers y étant pour beaucoup. On peut y reconnaître des influences venant d'Emperor, même si d'autres formations scandinaves comme Haimad, Ancient ou Dimmu Borgir ne sont jamais loin. Les amateurs du genre apprécieront. 

Sarcófago - Demo 1985 (1985) :
Cette œuvre est une pièce de collection pour deux raisons : la première étant qu'il s'agit d'une version brut de décoffrage de Satanic Lust, démo qui paraîtra en février 1986 ; la deuxième est que pour beaucoup d'historiens des musiques extrêmes, elle constitue sans doute les prémices de la seconde vague du black metal qui déferlera vers la toute fin des années 80 et dont beaucoup de groupes s'inspireront, aussi bien sud-américains qu'européens, en particulier scandinaves. Tous les éléments étaient réunis dans un mélange irrévérencieux et blasphématoire de death, de thrash et de black metal, le groupe de Belo Horizonte signant son acte de naissance officiel avec son lineup le plus barge : Wagner Antichrist, Zéder "Butcher", Juninho "Pussy Fucker" et Eduardo "D.D. Crazy" (qui n'était autre que le frère de Butcher). De cette association de malfaiteurs est né un indescriptible chaos dont la résonance est encore très puissante aujourd'hui même si le groupe n'existe plus depuis vingt-cinq ans.

Equimanthorn - Extractum Ex-Inferis (1994) :
En à peine deux ans d'existence, ce groupe colombien, dont l'un des membres, le guitariste Carlos Eduardo Arboleda, est décédé l'an dernier d'un cancer, eut tout juste le temps de sortir cette démo 4 titres dégageant une ambiance terrifiante et dont les chansons étaient interprétés en espagnol. Pour ce qui est du style, le combo baignait dans un blackened death metal d'une malfaisance glaçante puisant dans les thèmes relatifs à la démonologie. Tout un programme.

Abominator - Barbarian War Worship (1995) :
Il s'agit de la toute première démo du groupe australien, toujours emmené plus de trente ans plus tard par ses deux têtes pensantes, Chris Volcano et Andrew Undertaker. Déjà, à l'époque, on les sentait tous deux investis dans un blackened death metal old school puissant, sincère et malsain, très influencé par nombre de leurs confrères australiens comme Sadistik Exekution, Destruktor et Bestial Warlust (on peut sans problème ajouter à cette liste non exhaustive les américains d'Angelcorpse). Le duo lançait alors sa voie et n'allait plus jamais la quitter. Une pièce indispensable pour mieux comprendre les origines d'Abominator.

Torture Krypt - Rotted Remnants (Wild Rag Records, 1995) :
On retrouvait sur cet EP des morceaux extraits des deux premières démos du groupe d'Asbury Park, plus un inédit. Torture Krypt a beau avoir vécu de manière très éphémère, il envoyait sur ce mini-album du death metal old school de très grande qualité, d'un style brutal et direct, porté par une instrumentation bâtie comme un cuirassé, quelque part entre Dying Fetus, Internal Bleeding, Mortal Decay, Gorelust et Suffocation, rien que ça. Je n'en reviens toujours pas qu'un groupe avec un tel potentiel ait existé durant si peu de temps.

dimanche 11 janvier 2026

LE COIN DES DÉMOS : CONFLICT WITHIN, DAMNATION REALM, IN OBSCURITY REVEALED, TACHUS INFERIS, SUNFUNERAL


Ravage Cérébral ouvre les portes de l'enfer et s'enfonce dans les bas-fonds les plus insalubres pour y rechercher des groupes récents de metal extrême tapis dans les profondeurs de l'underground.

Conflict Within - Horrible Death (Unholy Domain Records, 2025) :
Ce groupe italien basé à Rome fait du death metal old school qui rappelle beaucoup Terrorizer, Repulsion et surtout Autopsy, sa principale source d'inspiration, au point qu'il exécute une cover très réussie de Charred Remains. Les quatre autres morceaux sont du même acabit, brutaux, malsains, sans concession et profondément enracinés dans un death tel qu'on pouvait l'entendre au tout début des années 90. Avec le label milanais Unholy Domain Records qui lui a mis le grappin dessus, on peut vraisemblablement s'attendre à un avenir prometteur pour cette formation.

Damnation Realm - Damnation Realm (2025) :
On reste dans le death metal de la vieille école avec cette formation colombienne qui a décidé de ne pas y aller par quatre chemins sur cette première démo contenant quatre morceaux très typés Amérique du Sud, c'est-à-dire un death brut de décoffrage, sans fioriture, avec des influences venant du thrash et qui peut faire songer à un mélange entre Sarcofago, Vulcano, Sepultura et Celtic Frost mais, avec des vocaux très gutturaux offrant une ambiance particulièrement méphitique. Du death crasseux, dans le bon sens du terme, old school jusqu'à la moelle.

In Obscurity Revealed - Demo MMXXIII (Alkolik Holocaust Records, 2023) :
Nous ne quittons pas les latins avec ce groupe mexicain qui est loin d'être un nouveau venu puisqu'il entre dans sa douzième année de carrière. Du genre discret en raison de son appartenance aux réseaux les plus souterrains du death metal underground, le groupe faisait paraître cette démo 4 titres cinq ans après un premier opus remarqué intitulé Glorious Impurity, sorti chez Till You Fukkin Bleed. Le death pratiqué sur la démo est absolument sans pitié, laissant un sentiment d'écrasement et d'oblitération totale, bien dans la tendance d'Amérique latine, même si ce groupe me fait songer parfois aux américains de Necrovore. Bref, vous entrez ici sur un terrain très obscur, pavé de mauvaises intentions, où le death viscéral et guttural a la main mise.

Tachus Inferis - Festering Corpse of Armageddon (2025) :
Ce groupe en provenance de Seattle a compris que le seul moyen de faire du blackened death metal de qualité était d'être impitoyable en creusant profondément dans la noirceur de l'âme humaine. Sur les quatre morceaux qui composent cette démo, le résultat est tout bonnement terrifiant. Livré à la façon des groupes de la vieille école de la période allant de la fin des années 80 au début des années 90, l'objet s'apparente à une descente aux enfers horrifique et suffocante qui pourrait bien perturber les auditeurs les plus aguerris. Du death de précision, noir comme la suie et élaboré de manière chirurgicale, dans une ambiance de fin du monde.

Sunfuneral - Atmospherion (2026) :
Projet solo d'un mystérieux artiste basé dans le Colorado qui n'y va pas de main morte, cette démo s'apparentant en réalité à un album d'une contenance de huit morceaux pour un total de près de cinquante minutes d'écoute. Si le contenant peut impressionner, le contenu l'est hélas beaucoup moins, Sunfuneral s'embarquant dans des compositions trop complexes au sein desquelles le chant (très rare puisque la démo est essentiellement instrumentale) se perd dans une compote très indigeste ressemblant à du blackened death metal abordé par son versant moderne. Une écoute m'a largement suffi.

samedi 10 janvier 2026

PENETRATOR HAMMER - WAR IS FROM SHADOWS


Tout droit venu de Bucaramanga, en Colombie, où il naquit il y a dix ans, Penetrator Hammer dévoile un savant mélange de black, de death, de thrash et de speed metal qui fait mouche sur War Is From Shadows, son premier album. L'opus est paru sur le très actif label mexicain Iron Blood and Death Corporation qui ne déçoit que rarement de par la qualité de ses productions. En voici un aperçu avec le sulfureux et malfaisant single The Day of Wrath. 

samedi 3 janvier 2026

CHRONIQUES DE LA FOSSE : GENOCIDIO - DEPRESSION (1990)


L'histoire du death metal au Brésil suit une trajectoire à peu près similaire à celle des États-Unis. À partir d'épicentres situés principalement à São Paulo et Belo Horizonte, une vague déferlante s'étendit rapidement à tout le pays dans les années 80 avant d'en quitter les frontières pour atteindre les nations voisines, notamment le Chili et la Colombie. Très logiquement, les noms de Sepultura et de Sarcófago reviennent le plus souvent en tant que précurseurs, sans oublier Vulcano et Mutilator. On est donc dans un schéma classique d'émergence et d'expansion pareil au modèle américain mais, avec tout de même une nuance qui rend le Brésil fascinant : la diversité de sa scène metal extrême. Dans les années 80, si le heavy metal et le thrash metal se taillaient la part du lion, d'autres styles plus underground comme le blackened death ou le blackened thrash commençaient déjà à émerger grâce à plusieurs des groupes précédemment cités.

Ainsi, en 1986, l'année où Sepultura sort son premier album, Morbid Visions, et avant que Sarcófago n'embraye avec I.N.R.I. en 1987, on voit surgir de São Paulo un nouveau groupe du nom de Genocídio. Quatre ans plus tard, après trois démos et un EP, le groupe dévoile le premier de ses neuf albums, Depression, via un label brésilien qui n'existe plus aujourd'hui, Heavy Metal Maniac Records. Dans un condensé de trente minutes environ, le trio dévoile une surprenante palette qui diffère de ce que l'on pouvait entendre au Brésil durant cette période. Plutôt que de calquer ses compositions dans la mouvance death thrash qui était alors très populaire, Genocídio adopte une posture plus sombre en choisissant la voie tortueuse et expérimentale du blackened death qui était certes déjà présent au début des années 90 mais, moins répandu. Soutenues par un chant guttural remarquablement calibré, les compositions se fondent dans une ambiance malfaisante et délétère lorgnant vers un death lugubre et crasseux ne faisant aucune concession. Sur des morceaux de moins de trois minutes, le groupe laisse exploser une colère noire que des petites pépites comme Only a Solution, Pyromaniacs ou Catalepsy amplifient avec beaucoup de dextérité et un côté brut de décoffrage très appuyé. Cependant, le combo ne contente pas de faire dans le brutal. Là où il nous surprend le plus vient de sa capacité à s'embarquer dans des plans plus techniques que l'on voit se développer sur des morceaux un peu plus longs. Dans ce domaine, Depression, le single qui a donné son titre à l'album, pourrait en dérouter plus d'un de par son approche plus progressive et ses nombreuses petites structures venant s'imbriquer les unes dans les autres. Ce choix se retrouve également dans The Pit and the Pendulum, morceau refermant l'album, avec toujours cette volonté de proposer plusieurs facettes qui vont ensuite se mélanger pour obtenir un tout cohérent.

Sur cet album surprenant, Genocídio faisait le choix radical de s'éloigner des standards de l'époque en créant une identité qui lui était propre. Allait s'ensuivre une période de créativité très intense à raison d'un album tous les trois ans jusqu'en 2002 et qui se poursuit de nos jours malgré la disparition en 2024 de Marco Masiero qui fut le premier chanteur de la formation et que l'on peut entendre sur Depression. À l'écoute de cet album, on comprend pourquoi le Brésil demeure un acteur important de l'évolution du death metal à travers les âges.

vendredi 26 décembre 2025

DECIPHER - RETURN TO NAUGHT


Le label Transcending Obscurity Records poursuit son offensive discographique avec la parution le 20 mars prochain du nouvel album de Decipher intitulé ΘΕΛΗΜΑ (Thelema). Il s'agit du second opus du groupe athénien, trois ans après Arcane Paths to Resurrection qui était sorti sur le même label. Sur le morceau Return to Naught, les grecs ne modifient pas leur formule en pratiquant un blackened death surpuissant et lugubre qui ne laisse pas indifférent.

HOLOGRAMAH - EVOCACIONES DEL VACIO PRIMORDIAL


Nouveau venu sur la scène metal extrême, Hologramah est un projet originaire du Chili dont le premier album, Abyssus. Versus. Versiculos. va paraître le 31 décembre sur le label Living Temple Records. Sur le single intitulé Evocaciones del Vacio Primordial, le combo sud-américain propose un blackened death metal délérère, à l'ambiance abyssale et ritualiste. Les amateurs d'art noir apprécieront sans doute cette direction. 

mercredi 24 décembre 2025

PHASMA - PURGATORY


Il règne une ambiance terrifiante sur le dernier morceau dévoilé par Phasma, simplement intitulé V (en chiffre romain). Entre death et black, le duo greco-américain combine les deux genres avec brio, à coups de blastbeats, breakdowns et riffs dévastateurs. Le titre est extrait du troisième album de Phasma, Purgatory, qui doit atterrir le 20 février prochain chez Transcending Obscurity Records. Retenez bien cette date.

mardi 23 décembre 2025

VIDÉO : ACHERON - LET US DEPART


En septembre dernier, le label Kenyon Records décidait de rééditer au format CD, vinyle et cassette, dans une version complètement restaurée, le premier album d'Acheron, Rites of the Black Mass, paru en avril 1992 chez Turbo Music. Il s'agissait de la première étape d'un projet d'envergure qui allait ensuite se poursuivre avec la réalisation de trois clips pour trois singles extraits du dit album, sous la forme d'un triptyque. Après Thou Art Lord et Ave Satanas, c'est au tour de Let Us Depart de bénéficier de ce traitement en mettant en scène Vincent Crowley, figure charismatique du groupe, dans de nouveaux rites obscurs. Rappelons qu'Acheron commença à propager son blackened death metal en 1988, depuis sa Floride natale, à Tampa pour être précis, et qu'il a repris ses activités l'année dernière malgré plusieurs séparations, Crowley étant le dernier membre d'origine à bientôt soixante ans.

SHINE - WRATH OF THE HAMMER


L'une des dernières trouvailles du label Dark Descent Records se nomme Shine, groupe en provenance de Pologne. Derrière ce projet officie quelqu'un qui est tout sauf un inconnu, le bassiste et vocaliste Tomasz Dobrzeniecki, tête pensante de Hazael, formation death metal (et plus tard doom gothic) qui vécut de 1990 à 2015 et qui travailla jadis avec Dark Descent. Les retrouvailles sont donc scellées entre les deux parties puisque le premier album de Shine, Wrathcult, paraîtra le 30 janvier prochain sur ce même label. Comme vous allez pouvoir vous en rendre compte à l'écoute du morceau Wrath of the Hammer, le groupe pratique un blackened death standard mais, néanmoins puissant et guerrier, d'obédience old school. De quoi patienter en attendant la parution de ce premier chapitre.

MALEFICA - THE NIGHT OF PARALYSIS


À l'occasion des dix ans du groupe Malefica, le label espagnol BlackSeed Productions va publier le 25 décembre, jour de Noël, le nouveau EP de la formation blackened death, The Coming of the Entity. Sachez que la version vinyle va contenir un joli bonus sous la forme d'une réédition du tout premier EP de Malefica, Ancient Burial Mounds, parue en 2016 chez Darker than Black Records. Pour rappel, la formation se compose de deux membres de Lunar Chalice qui, l'année dernière, se sont adjoints les services du vocaliste Lucifogo qui officie chez Messe de Minuit. Voilà une belle équipe qui nous propose ici un avant-goût de ce nouvel ouvrage avec le morceau intitulé The Night of Paralysis, sombre litanie de près de dix minutes.

samedi 20 décembre 2025

EVIL DAMN - GODS OF CHAOS


Né il y a plus de vingt ans, Evil Damn n'a sorti qu'un seul album à ce jour, Necronomicon, en 2021. Le groupe péruvien aime se cacher dans les recoins les plus sombres de l'underground sans doute pour mieux nous surprendre. Justement, un nouveau EP, Eons of Horror, va paraître le 30 janvier prochain chez Hells Headbangers Records. Pour saluer l'événement, un morceau intitulé Gods of Chaos est disponible à l'écoute, témoignant de l'attachement viscéral des sud-américains pour un death old school authentique aux accents black.

VOID MONUMENTS - EPITOME OF FEAR


Nous disions déjà tout le bien que nous pensions de Void Monuments dans un coin des démos publié en tout début d'année. Désormais, place au premier album pour le groupe russe dont l'effectif a été grandement remanié suite à son retour sur scène en 2024. Posthumous Imprecation sortira le 16 janvier prochain via le label suédois Blood Harvest. Toujours situé dans un death metal trouvant sa place entre tradition et modernité auquel on peut ajouter des influences venant du black metal, la solide formation dévoile un morceau, Epitome of Fear, que l'on peut écouter ci-dessous.

UPON THE ALTAR - PROFANATION'S VAPOR


Toujours prête à nous surprendre, la Pologne continue d'enfanter tous les jours des groupes de death metal sans montrer de signe d'épuisement. Depuis qu'il a été fondé en 2019, Upon the Altar a fait paraître deux albums, Absid ab Ordine Luminis en 2021 (Putrid Cult) et Descendants of Evil l'année dernière chez Godz ov War Prodructions (un des labels polonais les plus productifs). C'est d'ailleurs sur ce même label que vient de sortir Profanation's Vapor, EP qui montre la dextérité du groupe dans la pratique d'un blackened death metal à l'ambiance occulte et lovecraftienne. Le morceau Reign Awaits vous donnera sans doute envie de vous précipiter sur ce disque terrifiant et malsain.

jeudi 18 décembre 2025

INTO THE CRYPT : WARGOAT - MYSTERIES OF PRIMITIVE DAMNATION


Wargoat est un groupe tellement underground qu'il ne possède aucun lien sur internet et ça fait vingt que cela dure. Née à Athènes en 2006, la mystérieuse entité a d'abord publié des démos avant d'enregistrer un album, Genesis of Epiklesis, qui vit le jour en 2015 sur l'obscur label japonais Deathrash Armageddon. Depuis, le groupe s'est fait discret, se contentant de quelques rares collaborations, dont une qui fit date en 2018 avec les chiliens de Black Ceremonial Kult, sous la houlette du label madrilène Deathrune Records. Puis, en 2023, la bête sortit d'hibernation avec un EP dans ses crocs acérés, Mysteries of Primitive Damnation, qu'un petit label indépendant brésilien du nom d'Angel of Cemetery Records distribua au format cassette à seulement cinquante copies. Plus underground, tu meurs. La surprise est arrivée ce mois-ci grâce à une réédition de l'EP sur ce même label mais, cette fois-ci en version vinyle.

Maintenant, il est temps de dire les choses : Wargoat a beau être une formation d'une très grande discrétion, elle n'en demeure pas moins un poids lourd de la scène metal extrême underground. Depuis que ces grecs ont commencé à hanter ce bas monde, ils sont devenus des valeurs montantes du style blackened death qui consiste à mélanger la noirceur du black metal à la puissance du death metal old school, le tout baignant dans une ambiance occulte et malfaisante faisant appel à des thématiques allant du satanisme à l'anti-christianisme récitées en des hymnes blasphématoires à ne surtout pas mettre entre toutes les oreilles. Ce qui est d'autant plus formidable avec Wargoat est que cette ligne directrice n'a pas dévié d'un millimètre depuis vingt ans. À ce rythme, ce n'est plus de la passion mais, de la dévotion (terme à manier avec précaution dans ce cas précis). Cette fidélité se voit aujourd'hui fort justement récompensée par cette réédition arrivant à point nommée. La galette contient quatre morceaux courts mais, très intenses, parfaitement calibrés dans un blackened death metal sincère, pur et cauchemardesque, impossible à renier par les amateurs du genre. Vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire.

samedi 13 décembre 2025

FLAGELO - INSACIABLE


Né dans les bas-fonds de Cali, en Colombie, Flagelo débarque dans le paysage du metal extrême avec un impressionnant premier jet, sous la forme d'un EP 5 titres dopé au blackened death le plus malfaisant, intitulé Insaciable. Une puissance monstrueuse, primitive et violente se dégage de cet objet que le label néerlandais Night Terrors Records édite au format cassette tandis que Nuclear Winter Records prend en charge la partie CD et LP. Un disque à se procurer de toute urgence si vous êtes amateurs d'émotions fortes.

mardi 28 octobre 2025

DEATH YELL - CONJURING ASMODEUS' SEED


Nous voici face à un monument de la scène metal extrême underground, tellement underground que depuis sa fondation en 1989, il n'a sorti qu'un album en 2017 (bientôt deux avec celui qui arrive), j'ai nommé Death Yell. Toujours emmené par trois de ses membres d'origine plus de trente-cinq ans plus tard, le groupe de Santiago du Chili revient avec Demons of Lust  qui va paraître le 28 novembre via le label Hells Headbangers Records. Sur le morceau Conjuring Asmodeus' Seed, le combo latino nous rappelle combien il excelle dans la pratique d'un blackened death metal old school violent et pestilentiel en conviant à sa table Sarcofago, Holocausto et Beherit. Nous voici prévenus.