Ravage Cérébral ouvre les portes de l'enfer et s'enfonce dans les bas-fonds les plus insalubres pour y rechercher des groupes récents de metal extrême tapis dans les profondeurs de l'underground.
Conflict Within - Horrible Death (Unholy Domain Records, 2025) :
Ce groupe italien basé à Rome fait du death metal old school qui rappelle beaucoup Terrorizer, Repulsion et surtout Autopsy, sa principale source d'inspiration, au point qu'il exécute une cover très réussie de Charred Remains. Les quatre autres morceaux sont du même acabit, brutaux, malsains, sans concession et profondément enracinés dans un death tel qu'on pouvait l'entendre au tout début des années 90. Avec le label milanais Unholy Domain Records qui lui a mis le grappin dessus, on peut vraisemblablement s'attendre à un avenir prometteur pour cette formation.
Damnation Realm - Damnation Realm (2025) :
On reste dans le death metal de la vieille école avec cette formation colombienne qui a décidé de ne pas y aller par quatre chemins sur cette première démo contenant quatre morceaux très typés Amérique du Sud, c'est-à-dire un death brut de décoffrage, sans fioriture, avec des influences venant du thrash et qui peut faire songer à un mélange entre Sarcofago, Vulcano, Sepultura et Celtic Frost mais, avec des vocaux très gutturaux offrant une ambiance particulièrement méphitique. Du death crasseux, dans le bon sens du terme, old school jusqu'à la moelle.
In Obscurity Revealed - Demo MMXXIII (Alkolik Holocaust Records, 2023) :
Nous ne quittons pas les latins avec ce groupe mexicain qui est loin d'être un nouveau venu puisqu'il entre dans sa douzième année de carrière. Du genre discret en raison de son appartenance aux réseaux les plus souterrains du death metal underground, le groupe faisait paraître cette démo 4 titres cinq ans après un premier opus remarqué intitulé Glorious Impurity, sorti chez Till You Fukkin Bleed. Le death pratiqué sur la démo est absolument sans pitié, laissant un sentiment d'écrasement et d'oblitération totale, bien dans la tendance d'Amérique latine, même si ce groupe me fait songer parfois aux américains de Necrovore. Bref, vous entrez ici sur un terrain très obscur, pavé de mauvaises intentions, où le death viscéral et guttural a la main mise.
Tachus Inferis - Festering Corpse of Armageddon (2025) :
Ce groupe en provenance de Seattle a compris que le seul moyen de faire du blackened death metal de qualité était d'être impitoyable en creusant profondément dans la noirceur de l'âme humaine. Sur les quatre morceaux qui composent cette démo, le résultat est tout bonnement terrifiant. Livré à la façon des groupes de la vieille école de la période allant de la fin des années 80 au début des années 90, l'objet s'apparente à une descente aux enfers horrifique et suffocante qui pourrait bien perturber les auditeurs les plus aguerris. Du death de précision, noir comme la suie et élaboré de manière chirurgicale, dans une ambiance de fin du monde.
Sunfuneral - Atmospherion (2026) :
Projet solo d'un mystérieux artiste basé dans le Colorado qui n'y va pas de main morte, cette démo s'apparentant en réalité à un album d'une contenance de huit morceaux pour un total de près de cinquante minutes d'écoute. Si le contenant peut impressionner, le contenu l'est hélas beaucoup moins, Sunfuneral s'embarquant dans des compositions trop complexes au sein desquelles le chant (très rare puisque la démo est essentiellement instrumentale) se perd dans une compote très indigeste ressemblant à du blackened death metal abordé par son versant moderne. Une écoute m'a largement suffi.

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