Cytotoxin nous prépare-t-il quelque chose pour cette année ? Alors que le successeur de Nuklearth, paru en 2020, se fait toujours attendre, le groupe de Chemnitz, en Allemagne, nous rappelle qu'il n'est pas l'un des fers de lance du death metal technique pour rien en Europe, en dévoilant un nouveau single, Condemnesia, qui bénéficie d'un traitement vidéo dans lequel le quintette continue de dénoncer avec force les désastres du nucléaire, en particulier la catastrophe de Tchernobyl. Tout cela avec un sens inné de la mélodie, marque de fabrique de ce groupe d'expérience qui affiche quinze ans d'existence au compteur.
samedi 11 janvier 2025
SADIST - NO FEAST FOR FLIES
Toujours emmené par ses deux inoxydables quinquagénaires Tommy Talamanca et Trevor Nadir, Sadist va dévoiler cette année, le 7 mars pour être précis, son dixième album studio, Something to Pierce, via le label Agonia Records. Bien sûr, le groupe de death metal progressif génois ne va pas nous faire attendre jusque-là et propose un aperçu de ce nouveau chapitre avec le morceau No Feast for Flies dont vos oreilles peuvent se délecter dès maintenant.
vendredi 10 janvier 2025
CHRONIQUES DE LA FOSSE : SMYRTONOS - MISANTHROPIC FLAME OF BLACK DEVOTION (2024)
Très souvent, le titre d'un album peut à lui seul en résumer le contenu. C'est logiquement le cas avec Smyrtonos, dont le premier opus, Misanthropic Flame of Black Devotion, est un doigt d'honneur frontal à l'humanité. D'abord paru en indépendant au printemps dernier, l'album bénéficiait en décembre d'un pressage vinyle par les bonnes grâces du réputé label espagnol BlackSeed Productions. Il nous était donc donné l'occasion de nous plonger dans cette œuvre aussi radicale que nécrotique née dans l'esprit torturé de Todorac, activiste bulgare basé à Sofia. S'il s'agit bien de son premier album, l'homme n'en est pas pour autant à ses débuts puisqu'il sévit depuis 2022 dans le milieu très fermé du black metal underground, auteur de plusieurs démos qui ne sont pas passées inaperçues auprès des adeptes du genre et autres curieux à l'esprit aventureux appréciant les ténèbres et la noirceur.
Avec une approche directe, c'est le moins qu'on puisse, mais aussi profondément philosophique malgré la crudité dont il fait preuve, Smyrtonos entretient avec dévotion (tout est dans le titre, comme je le disais) la flamme du black metal des années 90, celui de cette époque bénie où le black était vrai de vrai, authentique, sincère et subversif. L'occultisme et le satanisme occupent comme il se doit une place prépondérante sur cet opus mais aussi, certains sujets plus sociétaux comme l'addiction ou la dépression, si bien que l'on se retrouve ici avec un ouvrage profondément ancré au cœur même des turpitudes et autres tourments de l'âme humaine. L'auditeur se doit par conséquent d'être mentalement paré à affronter de rudes tempêtes sur ce disque aux nombreux chemins escarpés et ne pardonnant pas la faiblesse.
Musicalement, nous touchons parfois au grandiose, au majestueux, avec un black très inspiré, animé d'une flamme éclairant les ténèbres. Furieusement punk sur Satanic Black Metal, une excellente entrée en matière qui annonce le fracas, ainsi que sur l'imposant Within the Layers of Time, plus long single de l'album avec ses sept minutes ; intensément thrash sur le brûlant et démoniaque Satanic Slaughter, tandis que Sacrificial Winds se pare d'une ambiance cosmique à vous filer des frissons que vous ne pourrez pas réprimer. Quant à Coldest Desolation, on y voit l'influence du Mayhem des débuts, période Deathcrush. C'est là qu'est la force de Misanthropic Flame of Black Devotion, à savoir la remarquable capacité de l'artiste à cultiver la passion du true black metal en rendant hommage à ces glorieux anciens qui ont fait vivre le style, de Sargeist à Horna en passant par Behexen, Urgehal, Gorgoroth et bien sûr le true Mayhem. Toutes ces influences nous explosent à la gueule sur cet album gorgé de haine et de désespoir absolu qui s'inscrit parmi les sorties majeures de 2024 dans le domaine du black metal old school.
CHRONIQUES DE LA FOSSE : WARP CHAMBER - IMPLEMENTS OF EXCRUCIATION (2020)
Apparu en 2016 dans le paysage musical, Warp Chamber a acquis une certaine notoriété lorsque le label Profound Lore Records a édité le premier album de la formation américaine, Implements of Excruciation. Auparavant, le quintette s'était testé avec succès sur une démo inaugurale comportant deux morceaux massifs que l'on retrouve d'ailleurs sur cet album. Une première chose pourrait éventuellement faire tiquer certains puisqu'en plus de ces deux titres, on ne découvre que deux inédits sur cet opus qui compte en tout, vous l'aurez compris, seulement quatre morceaux pour trente minutes d'écoute au total. Cependant, n'allez surtout pas croire que Warp Chamber se fiche de la tronche du client.
En effet, nous ne sommes pas ici dans du death metal de pacotille, mes chers amis. Ces gars nous servent des morceaux travaillés jusque dans les moindres recoins, lourds, copieux, avec un rythme soutenu, des nappes de guitares à vous donner des convulsions spasmodiques et des mélodies torturées à la technicité remarquable. Ainsi, Abdication of Mind, le morceau qui ouvre l'album, nous met tout de suite dans l'ambiance avec ses rythmiques écrasantes à l'intérieur desquelles viennent se greffer les vocaux terrifiants d'un chanteur qui semble avoir avalé un ours des cavernes victime d'une indigestion. Si le morceau suivant, Shadows of Long Forgotten Terror, peine à transformer l'essai en étant sans doute rébarbatif, le groupe renchérit heureusement derrière dans l'excellence avec deux superbes pièces. D'abord un Harvesting the Life Force of a Crumbling Orb que des groupes comme Cosmic Putrefaction ou Sepulchral Curse, par exemple, n'auraient sans doute pas renié puis, un final en apothéose que conclue royalement Exultant in Chthonic Blasphemy, LE chef-d'œuvre de ce disque, pur moment de génie où les transitions atteignent plusieurs points culminants lors de changements de rythme qui vous scotchent sur place, le tout avant qu'un solo de guitare venu d'ailleurs ne vous écarquille les yeux au point de les faire sortir de leurs orbites.
Warp Chamber accouche d'un grand album, le seul à ce jour, où s'entremêlent tradition et modernité, grâce à des compositions très riches, d'une grande créativité et dignes d'un death metal à la fois cosmique, caverneux et apocalyptique nous transportant vers des sphères où le terme dit extrême prend tout son sens. Espérons que ce premier chapitre sera bientôt suivi d'un autre aussi réussi.
CADAVERIC PERVERSIONS - BASEMENT ATROCITIES
Cadaveric Perversions est un projet fomenté par David Lumsden, de son nom de scène Killer Dave, artiste britannique aux multiples fonctions qui s'est occupé de tout sur son premier album, Basement Atrocities, hormis le chant, confié à un vocaliste de session. Le résultat se compose de douze morceaux de death metal old school à tendance horrifique, dont un seul dépasse les trois minutes, et très inspiré par les films gore. Si vous avez des affinités avec ce milieu cinématographique et si vous aimez le death, vous trouverez ici votre compte de growls, de riffs saignants, de démembrements et d'éviscérations.
jeudi 9 janvier 2025
LE CULTE DE L'UNDERGROUND : VENODEATH - CHAINSAW CARNAGE
Blottie dans le Golfe de Finlande, dans la région de la Vallée de la Kymi, à l'est d'Helsinki, Hamina est une bourgade d'environ vingt mille habitants à l'histoire mouvementée. Dévastée par les armées russes en 1712 puis, reconstruite et fortifiée dans les années 1720, la ville, bordée de forêts et de terres agricoles, a su garder malgré tout son charme d'antan avec ses petits quartiers historiques dont certains bâtiments datent du dix-huitième siècle. Réputée pour son port maritime, le plus grand du pays, la ville possède un des trois centres de données européens de Google que je tiens à remercier, au passage, pour tous les renseignements fournis, votre serviteur n'ayant jamais mis les pieds dans cette localité, ni même en Finlande.
Maintenant que les présentations sont faites, entrons dans le vif du sujet. La Finlande, comme vous le savez, n'est pas qu'un pays réputé pour ses forêts boréales, ses milliers de lacs ou son Père-Noël. Elle est aussi, dans le registre musical, une terre fertile de death metal où les origines du genre remontent au milieu des années 80. D'abord dans l'ombre de son voisin suédois, la scène underground finnoise s'est développée et émancipée de cette figure tutélaire, finissant par voler de ses propres ailes grâce à des groupes locaux qui font toujours l'objet d'un culte de nos jours. C'est à Hamina que naquit en 2007 une de ces nombreuses formations, Venodeath, sous l'impulsion de trois gamins qui étaient sans doute de la région bien que le voile du mystère les entoure. Les archives du metal sont d'ailleurs dans l'incapacité de nous dire à quel période a disparu le trio (peut-être l'année même de sa fondation), si ce n'est qu'il s'est rebaptisé à un moment donné sous le nom d'Old Crucifix et qu'il serait toujours en activité aujourd'hui, ce que je veux bien croire. En guise de preuve de son existence physique, subsiste une photo, une seule, montrant trois types dans la pénombre, vêtus de blousons en cuir, jeans et baskets, le visage caché par leur longue chevelure. Un rayon de soleil, à l'arrière-plan sur un mur fait de tôles, montre qu'il faisait sans doute beau ce jour-là à Hamina (si la photo a bien été prise là-bas).
Venodeath n'a qu'un seul disque à son palmarès. Une démo 3 titres parue le 21 novembre 2007 et dont on apprend qu'elle fut tirée à soixante-cinq exemplaires au format CD-R. Ce qui est assez drôle dans tout ça est que, si l'on se réfère au descriptif donné par Metal Archives, la plus grande encyclopédie du metal sur internet, Venodeath est affublé de l'étiquette black/death, ce qui n'est pas tout à fait vrai à l'écoute des trois morceaux. Chaisaw Carnage débute par un morceau éponyme très court et très nerveux, d'environ deux minutes, qui me rappelle beaucoup Leviathan, le premier groupe de Chris Barnes (ex-Cannibal Corpse) avec son death/thrash brutal et franc du collier. S'ensuit un Poison Vomit d'une redoutable puissance, très différent de Chainsaw Carnage car, nettement plus tourné vers des influences venant clairement du punk hardcore de la fin des années 70. Enfin, la démo s'achève par un Rot in Cold Tomb donnant un peu plus raison à la description faite par Metal Archives. Il s'agit en effet du morceau le plus death de l'album, plus lent, plus lourd, moins thrash, moins punk et sans doute plus black.
Autant vous le dire, c'est grâce à l'algorithme de YouTube que je suis tombé sur ce groupe que je ne connaissais absolument pas il y a quelques jours. Ce fut une bonne surprise, je dois dire, tant je reconnais en cette obscure formation tout l'héritage précieux et indispensable de cette foisonnante scène finlandaise qui fait partie intégrante de l'histoire du death metal dans l'Europe et dans le monde, à tel point que je me suis demandé au début si cette démo datait vraiment de 2007 et non pas de 1987 ou 1988. Sa saveur n'en demeure pas moins particulière et en fait incontestablement un curieux objet qui continuera sans doute à traverser les âges jusqu'à ce que les ravages du temps l'ait altéré.
COFFIN FEEDER - PUTRID WOMB OF A DYING EARTH
Brutal, Coffin Feeder l'est, à n'en pas douter. Old school, également. C'est sans doute la première chose qui nous attire chez ce groupe de Chicago qui, après une démo parue en 2023, dévoile le 17 janvier son premier EP, Dominion of Torment, via Sewer Rot Records, et dont on peut écouter un extrait sur Putrid Womb of a Dying Earth, véritable rouleau-compresseur de gros death metal de la vieille école, comme on l'aime.
VIDÉO : TRANSMIGRATION MACABRE - MISERY FOR ALL
Le groupe death metal sud-américain Transmigration Macabre, qui comprend des membres de Feel the Knife et Nekro Cvlt Desecration, a dévoilé un clip furieux et incendiaire pour Misery For All, morceau extrait de son premier album, Funeral Eve, paru le 6 décembre dernier.
mercredi 8 janvier 2025
DIXIÈME ANNIVERSAIRE DE RAVAGE CÉRÉBRAL : DIX DÉMOS INDISPENSABLES DE DEATH METAL PARUES EN 2015
Né en janvier 2015, Ravage Cérébral fête ce mois-ci son dixième anniversaire. Dans un précédent article, nous étions montés dans une machine à remonter le temps qui nous avait déposés dix ans en arrière pour voir quels étaient les meilleurs albums de death metal sortis durant cette période. Nous renouvelons ce petit jeu avec, cette fois-ci, une sélection de dix démos marquantes qui ont secoué 2015. Il s'agit d'une sélection sans ordre particulier et pour laquelle chacun sera bien entendu libre de se faire sa propre idée.
Ripping Death - Tales of the Ripper (date de parution : 1er décembre 2015, Iron Bonehead Productions) :
Commençons avec un petit bijou d'irrévérence signé par ce groupe comportant des vétérans de la scène underground transalpine appartenant ou ayant appartenu à des formations comme Baphomet's Blood, Prophets of Doom et In League With Satan. Sur cette démo inaugurale, seule pièce de leur discographie à ce jour, les italiens convoquent autour d'une même table Hellhammer, Repulsion et Cianide en pratiquant comme il faut un death/thrash tout droit sorti des années 80. Les perles s'enchaînent pendant treize minutes dans une atmosphère joyeusement fétide et satanique. Le groupe serait toujours en activité aujourd'hui même s'il n'a plus rien fait paraître depuis.
Phrenelith - Veiled Verses (date de parution : 4 septembre 2015, Extremely Rotten Productions) :
Les danois, qui vont sortir leur troisième album studio le 7 février prochain pour ce qui s'annonce d'ores et déjà comme un des gros événements de ce début d'année, ne rigolaient pas il y a dix ans. Leur style lourd et écrasant était déjà reconnaissable sur cette démo massive dont le style n'était pas sans rappeler ce que la Scandinavie pouvait faire de mieux à la fin des années 80 en matière de death metal. Le groupe imposait sa griffe au monde entier, deux ans avant la parution de son premier opus.
Venefixion - Defixio (date de parution : 18 octobre 2015, Iron Bonehead Productions) :
Débarquant de sa Bretagne natale, le groupe français frappait un grand coup sur cette toute première démo bâtie sur du death/thrash brutal et très inspiré, et sur laquelle se croisaient, au hasard des morceaux, Autopsy, Morbid Angel, Massacre, Repulsion et Vomitory. Le côté traditionnel des compositions, desquelles se dégageait une puissance phénoménale, donnait à cette démo un charme qu'elle n'a pas perdu dix ans plus tard. Le groupe confirmera six ans après avec un premier album plus que réussi qui n'a toujours pas donné suite depuis sa sortie.
Scorched - Scorched (date de parution : 2 juin 2015, Unspeakable Axe Records) :
Tout premier témoignage discographique du groupe du Delaware, les sept morceaux de cette démo étaient d'une justesse incroyable, old school jusqu'à l'os et surtout avec un sens du groove absolument remarquable, chaque single étant un hit à lui seul nous replongeant au début des années 90. Un véritable travail d'orfèvre dans tous les domaines, aussi bien le chant que les instruments, avec notamment de prodigieuses guitares risquant de provoquer de gros headbangs à vous décoller la tête.
Negative Vortex - Tomb Absolute (date de parution : 1er février 2015, indépendant) :
Impressionnant death old school de ce groupe californien qui pouvait aisément dévier vers le doom ou le blackened death selon les morceaux et ponctué par des changements de rythme avec des parties parfois un peu plus techniques et superbement conçues. L'exécution est sérieuse, très appliquée et nous maintient en apnée du début à la fin. Un album du même nom a suivi huit ans plus tard sur le label Sentient Ruin Laboratories.
Reputdeath - The Return of the Living Dead (date de parution : 19 octobre 2015, indépendant) :
Nous avons ici un groupe malaisien actif depuis 2009, fan de films d'horreur vintage et qui a tout simplement voulu transmettre sa passion sur cette petite démo sans prétention très inspirée du groupe Autopsy, notamment celui des débuts. Certes, l'objet n'apportait pas grand chose de nouveau mais, il possédait tout de même un certain attrait pour tout aficionado de death metal old school à l'ambiance horrifique et putride. On se laisse donc facilement bercer par cette démo qui avait le mérite d'aller droit au but.
Urdun - Horror and Gore (date de parution : 12 juin 2015, indépendant) :
On reste dans les thèmes horrifiques avec cette démo particulièrement perverse de gros death de la vieille école dégoulinant de mauvaises intentions et qui sent fort sous les aisselles, de la part de ce groupe en provenance d'Islande. Sans surprise, ces gars s'inspiraient librement de la scène scandinave des années 90, surtout finlandaise, bien que l'on pouvait aussi sentir d'autres influences en provenance des États-Unis avec Autopsy et Necrophagia, par exemple. La recette produisait en tout cas son petit effet sur cette démo qui est la seule de ce groupe tellement underground qu'il n'a toujours pas sorti d'album depuis sa fondation en 2013.
Violent Scum - Festering in Endless Decay (date de parution : 10 novembre 2015, indépendant) :
Qui dit Chili dit death metal de bonne qualité, obligatoirement. Violent Scum n'échappait pas à cette règle sur cette démo 3 titres, la toute première du groupe, d'une indéniable qualité. Un chant parfaitement contrôlé et régulier, très vieille école dans les intonations, porté par d'impeccables riffs, brûlants comme de l'acide, avec un sens du groove qui fait très bien l'affaire ici. Bref, l'Amérique du Sud comme on l'aime.
Cruel Fate - Cruel Fate (date de parution : 10 octobre 2015, indépendant) :
Direction le Canada avec la toute première démo de ce groupe québécois qui proposait ici du death mid-tempo de facture classique agrémenté de subites accélérations qui pouvaient nous emmener vers un son plus thrash. On sent d'ailleurs que les glorieux aînés ne sont pas loin sur ce disque qui nous fait indubitablement songer au Sarkasm des débuts. Le groupe a depuis sorti deux albums, dont le dernier date de 2023 et sur lequel le chant est en français.
Ossuary - Cremation Ritual (date de parution : 3 septembre 2015, indépendant) :
Nous n'allions pas terminer sans ce que l'on peut considérer comme étant l'une des plus grandes démos de death metal de l'année 2015, disons-le clairement. Premier acte discographique du groupe fondé à Madison la même année, première pierre angulaire et premier chef-d'œuvre sur lequel les limites étaient repoussées vers ce que le death avait de plus viscéral, de plus profond, de plus instinctif. C'était le genre d'expérience durant laquelle vous sentiez les ténèbres vous envelopper au moment où vous espériez voir la lumière au bout du tunnel, Izzi Plunkett, la chanteuse, convoquant les esprits à chacune des ses funestes incantations, telle une messagère de mort. Cette démo était l'essence même d'un death metal puisé à la source, un death véritablement incarné et authentique qu'on pourrait presque toucher du doigt.
CULT OF EXTINCTION - VESTIGES OF FAILED COMMUNION
Derrière Cult of Extinction se cache un mystérieux artiste allemand du nom de Void. Avec cette entité, l'homme a déjà sorti deux albums et bientôt un troisième, Nightmare Ascension, prévu le 3 mars prochain sur le label espagnol Darkwoods. Nous avons ici affaire à quelque chose de particulièrement maléfique et obscur, du blackened death metal d'une bestialité sans nom, cauchemardesque, barbare et cosmique qu'on pourrait éventuellement situer quelque part en Krypts et Blut Aus Nord, pour les plus fins connaisseurs. Cependant, il est préférable que vous vous fassiez votre propre idée en écoutant le premier morceau extrait de cet opus, Vestiges of Failed Communion.
Inscription à :
Articles (Atom)



















