C'est le 6 février que Mors Verum dévoilera son nouveau EP, Canvas, via le très réputé label Transcending Obscurity Records. D'une nature discrète, le groupe fondé il y a plus de dix ans, qui comprend dans ses rangs deux canadiens et deux indiens, n'avait plus rien sorti depuis cinq ans, tandis que son seul album à ce jour, Deranged, paraissait en 2019. En attendant la parution de ce nouvel ouvrage, Mors Verum propose en écoute le single du même nom que l'EP, sur lequel il fait étalage de son talent dans la conception d'un death metal progressif et dissonant particulièrement inspiré.
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dimanche 18 janvier 2026
jeudi 15 janvier 2026
VIDÉO : CRYPTIC SHIFT - HEXAGONAL EYES (DIVERITY TREPAPHYMPHASZYM)
Il y a six ans, Cryptic Shift en avait impressionné plus d'un sur son premier album, Visitations from Enceladus (Blood Harvest), qui proposait un mélange savant de death et de thrash metal technique et progressif à l'ambiance cosmique. Le groupe basé à Leeds depuis 2011 s'apprête à en dévoiler la continuité sur Overspace & Supertime dont la sortie est prévue le 27 février chez Metal Blade Records. Pour cette occasion, un clip remarquable, réalisé dans un style très vieille école, a été mis en ligne pour le superbe single Hexagonal Eyes (Diverity Trepaphymphasyzm). Voilà qui s'annonce prometteur.
dimanche 1 juin 2025
VIDÉO : GRUESOME - CONDEMNED IDENTITY
C'est le 6 juin que Gruesome dévoilera aux yeux du monde son troisième album, Silent Echoes, via le label Relapse Records. À cette occasion, le combo américain a mis en ligne un clip capté en studio pour Condemned Identity, morceau ouvrant l'opus et sur lequel on ressent fortement des influences venant du groupe légendaire Death. Nul doute que cet album s'annonce comme l'une des pièces maîtresses de l'année en cours.
mardi 18 mars 2025
VIDÉO : JADE - SHORES OF OTHERNESS
Serait-ce Ungoliant, personnage légendaire en forme d'araignée géante crée par Tolkien, que l'on voit sur la pochette du nouvel album de Jade ? Quoi qu'il en soit, le groupe de death metal atmosphérique va dévoiler sa nouvelle offrande, Mysteries of a Flowery Dream, le 9 mai chez Pulverised Records et, à cette occasion, un clip à la cinématographie majestueuse a été mis en ligne pour le morceau Shores of Otherness, que voici.
samedi 8 mars 2025
LIGHT DWELLER - THE SUBJUGATE
Projet solo de Cameron Boesch, jeune artiste talentueux et prolifique basé dans l'Arizona, Light Dweller revient hanter nos nuits (et nos jours) avec The Subjugate, son cinquième album venant de paraître chez Unorthodox Emanations. Ceux qui ne connaissent pas ce musicien vont pouvoir découvrir son univers sombre et macabre bâti sur un blackened death metal progressif et technique des plus envoûtants.
mardi 4 mars 2025
TÓMARÚM - SHED THIS ERRONEOUS SKIN
C'est le 4 avril prochain que paraîtra le très attendu nouvel album de Tómarúm, Beyond Obsidian Euphoria, via le label Prosthetic Records. Révélé il y a trois ans sur son premier opus, Ash in Realms of Stone Icons, le groupe d'Atlanta s'est imposé parmi les références montantes du blackened death metal progressif grâce à des compositions très travaillées, mélodiques et atmosphériques. Ce nouvel effort devrait se maintenir dans le même créneau à l'écoute de l'extraordinaire extrait dévoilé sur Shed This Erroneous Skin que vous allez me faire le plaisir de visionner dès maintenant dans cette lyric video que voici.
samedi 1 mars 2025
VOID REVENANT - CELESTIAL PROCESSION
Projet basé à Dublin, Void Revenant propose sur Celestial Procession, son premier EP, trois morceaux angoissants ancrés dans un death situé entre tradition et modernité, aux relents progressifs et cosmiques. Le mini-album, qui sort aujourd'hui même, est disponible dans son intégralité sur le Bandcamp du groupe.
vendredi 28 février 2025
HALLUCIVORE - TELESCOPIC THRESHOLD
Domicilié à Boston, Hallucivore va dévoiler le 1er mars son premier EP, Shrouded in Exogaian Petrichor. Sur le morceau Telescopic Threshold, le quatuor s'emploie à pratiquer un blackened death metal aux structures assez complexes tendant vers le metal progressif. Une curieuse découverte dont il va sans doute falloir suivre l'évolution avec intérêt.
samedi 15 février 2025
VIDÉO : DAWN OF OUROBOROS - SLIPPING BURGUNDY
Fondé en 2018 à Oakland, Dawn of Ouroboros s'est fait une place de choix dans le paysage très sélectif du death metal progressif grâce à deux atouts : une créativité qui semble ne pas connaître de limites et un chant remarquable, celui de Chelsea Murphy, que l'on peut considérer comme étant l'une des voix féminines les plus sensationnelles du metal extrême en raison de sa gamme de tonalités pouvant aller d'un chant clair à un chant guttural défiant toute logique. Quoi qu'il en soit, le groupe californien prépare son retour avec un troisième opus, Bioluminescence, à paraître le 7 mars chez Prosthetic Records. À cette occasion, un clip a été tourné pour Slipping Burgundy, ambitieux morceau dont les teintes jazzy risquent de vous envoûter, à moins que cette chère Chelsea ne s'en charge.
mardi 4 février 2025
CHRONIQUES DE LA FOSSE : DIES IRAE - NINE PAGES FROM THE MOONSTONE BOOK (1995)
Les groupes de death metal n'étaient pas légions dans les pays baltes au cours des années 90, c'est le moins qu'on puisse dire, même si une petite scène non dénuée d'intérêt se développa en Lettonie, en particulier à Riga, avec Huskvarn, par exemple, un des précurseurs (revenu de l'au-delà l'année dernière après neuf ans d'inactivité), Sanctimony et Neglected Fields (ces derniers étant plutôt ancrés dans un death progressif assez technique). Parmi ces quelques formations, on retrouvait Dies Irae, sextet formé en 1992 sur les cendres de Giljotina et qui avait la particularité de posséder dans ses rangs une femme dont le chant clair au rendu opératique servait de backing vocals. Ne vous méprenez pas, Dies Irae n'avait rien d'un groupe de metal symphonique. Il était un vrai groupe de death metal qui ne caressait pas dans le sens du poil, si vous voyez ce que je veux dire. On peut même aller jusqu'à affirmer qu'il était assez brutal dans sa manière de concevoir le death metal. Cependant, cette brutalité pouvait être contenue dans une sorte de moule à l'intérieur duquel le groupe de Riga était capable de développer une créativité tous azimuts, pas si éloignée d'une sommité telle que Death (il faut dire que le seul album de Dies Irae est paru la même année que Symbolic, un des ouvrages le plus techniques et progressifs de la célèbre formation d'Altamonte Springs).
C'est donc en 1995 que paraît chez le très confidentiel label letton Metal Attack Records cette œuvre étrange qu'est Nine Pages from the Moonstone Book (un hommage au roman La Pierre de lune de Wilkie Collins ?). Étrange car, tout sur cet album semblait mis en œuvre pour dérouter l'auditeur. De prime abord pourtant, l'aspect rugueux de l'opus n'a rien de déroutant. Le chant guttural peut s'avérer assez terrifiant dans la majorité des sections, soutenu par des guitares agissant comme des cisailles, dissonantes par intermittence, et qu'accompagne une batterie de métronome. L'ensemble peut éventuellement évoquer la scène radicale du death scandinave de la fin des années 80 à laquelle s'ajouterait peut-être diverses influences émanant de la scène proto-death américaine, en particulier celle de Floride, influences que l'on retrouve particulièrement sur un morceau comme Make my Grave Clean from the Cross, que l'on peut aisément considérer comme étant le plus brutal de cet album.
Mais, et c'est là que réside la surprise du chef, Dies Irae ne manque pas de montrer qu'il a plusieurs cordes à son arc. Ainsi, dès le premier morceau, Amberclouds Inigmations, le groupe nous embarque dans une expérience pouvant presque tenir lieu d'une certaine transcendance en multipliant les éléments techniques. De surprenantes harmonies discontinues que viennent volontairement casser des changements de rythme s'ajoutent à la structure tandis que la voix claire du chant féminin secondaire se fait entendre pour la première fois. Cette volonté d'enjoliver les compositions de manière assez sophistiquée (notamment dans les solos de guitare) se confirme ensuite sur Word Create Hate (1236 "Battle of the Sun") et Evolsactuo (The Pagan's Chapter). Au fil de l'écoute, les structures se complexifient, deviennent labyrinthiques, parfois même plus expérimentales, avant de s'agencer presque naturellement comme si le groupe nous invitait à résoudre un puzzle. Le death pratiqué par Dies Irae prend un tour résolument plus progressif sur l'intense et obscur Drowned in the Cobweb avant que le vertigineux Nectar of Black Flowers ne clôture le chapitre en atteignant un sommet de technicité savamment élaboré que vient agrémenter un chant féminin aux allures de soprano.
L'année qui suit la sortie de cet opus, Dies Irae disparaît à jamais dans les limbes, nous laissant comme seul témoignage ce remarquable objet qui bénéficia en 2023 d'une réédition avec deux morceaux supplémentaires, sous l'impulsion de deux des membres du groupe. C'est là tout ce qu'il reste à ce jour du travail d'orfèvre produit par cette étonnante et énigmatique formation.
samedi 25 janvier 2025
CHRONIQUES DE LA FOSSE : CENOTAPH - THE GLOOMY REFLECTION OF OUR HIDDEN SORROWS (1992)
Si je trouvais le temps, il faudrait vraiment un jour que je vous dresse une liste des groupes les plus sous-estimés de la scène death metal. Le problème est que cette liste serait sans doute longue comme le bras et, du coup, trop longue à préparer. En admettant que cela soit possible à faire, vous pouvez être sûrs que Cenotaph y figurerait. Le groupe fondé à Mexico City en 1989, dont Oscar Clorio, le batteur, est le dernier membre originel aujourd'hui (Cenotaph splitta à deux reprises, en 1998 et 2002, avant de se reformer il y a sept ans), fut injustement snobé durant la majeure partie de sa carrière pour des raisons difficiles à expliquer. L'instabilité de son lineup, peut-être, qui évolua beaucoup, surtout les premières années (Daniel Corchado, le premier chanteur, ne resta que trois ans avant de former The Chasm et de participer à la conception de Diabolical Conquest d'Incantation), à moins que les raisons furent tout simplement d'ordre musical, Cenotaph ayant souvent eu cette réputation de groupe difficilement accessible de par le death assez technique qu'il pratiquait (on va y revenir). Il y a enfin le contexte. Le groupe latino enregistre sa première démo, Rise of Excruciation, en 1990, année durant laquelle le death commence à prendre réellement de l'ampleur aux quatre coins du monde, tandis que son premier album, The Gloomy Reflection of our Hidden Sorrows, paraît en 1992, année où déboulent plusieurs opus majeurs tels que Tomb of the Mutilated de Cannibal Corpse, Legion de Deicide, Last One on Earth d'Asphyx, Penetralia de Hypocrisy ou Onward to Golgotha d'Incantation (j'aurais pu aussi vous citer Bolt Thrower, Sinister, Demigod, Vader, Monstrosity et j'en passe). Au milieu de ce foisonnement de parutions émanant aussi bien d'Europe que des États-Unis, pas facile pour les mexicains de s'extirper de la masse.
Il faut dire que The Gloomy Reflection of our Hidden Sorrows n'est pas le genre d'album dans lequel on entre comme on entre dans un moulin, l'œuvre demandant un vrai effort de concentration et une implication de tous les instants de la part de l'auditeur. N'ayez crainte, la difficulté n'est pas insurmontable. Néanmoins, il est important de savoir, pour ceux qui ne seraient pas familiers avec ce groupe, que Cenotaph possède une griffe assez particulière, une petite touche bien à lui qui pouvait en faire, à l'époque, un trublion de la scène death metal. Commençons par les choses simples. D'un point de vue purement stylistique, l'opus possède une approche frontale par un procédé bien dans la tradition du death metal brutal et authentique. Le rythme soutenu, les phases d'accélération et de ralentissement, ainsi que l'aspect sombre des compositions n'est pas sans rappeler un death typiquement scandinave, très finlandais dans la manière d'aborder les choses, un peu comme le faisaient jadis des formations connues de ce pays telles que Demigod, Demilich ou Purtenance. Le morceau Ashes in the Rain, qui fait suite à l'introduction instrumentale Requiem for a Soul Request, constitue un exemple flagrant à lui seul. Dans ce même registre spontané et vrai, Repulsive Odor of Decomposition, morceau qui referme le disque, se pose également là. La section rythmique est redoutable et écrasante, tandis que Daniel Corchado, qui quittera le groupe après cet album, abat un travail monstre au chant en descendant bas dans le guttural, un peu comme Antti Boman de Demilich pouvait le faire.
Là où réside la surprise qui peut rendre plus compliquée l'expérience d'écoute, notamment pour les moins aguerris, se situe sur les autres morceaux. Par un jeu très habile de construction et d'arrangements dans l'armature des compositions, Cenotaph surprend l'auditeur en s'engageant dans des détours labyrinthiques grâce à une technicité remarquable. Au-delà du fait que la basse soit très souple et que les guitares aient une tonalité les rendant pour ainsi dire criardes, comme si elles étaient torturées par les musiciens, le groupe élabore des espaces dans les lesquels il montre une superbe technique se rapprochant fortement du death progressif. Attention, je n'irais pas jusqu'à dire que les mexicains rivalisent ici haut la main avec un groupe comme Death, par exemple. Pourtant, sur les bijoux que sont Evoked Doom, In the Cosmic Solitude ou Tenebrous Apparitions (titre à l'atmosphère la plus sombre sur cet album, avec son alternance chant clair, chant guttural), on sent un Cenotaph littéralement métamorphosé et pas si loin de la technique d'un Chuck Schuldiner et d'un Steve DiGiorgio période Human ou Individual Thought Patterns. Les expérimentations sont même poussées encore plus loin, et avec succès, sur le morceau de bravoure de cet opus, The Spiritless One, où toute la technicité de Cenotaph nous est dévoilée dans sa plénitude, son inventivité et son audace, lors d'un moment presque transcendantal nous faisant ouvrir de nouvelles portes. C'est dans ces instants que résident les parties les plus délicates à appréhender de The Gloomy Reflection of our Hidden Sorrows. Les pentes et les rampes y sont tellement vertigineuses qu'un effort de concentration s'avère nécessaire afin de ne pas perdre pied.
Si vous vous révélez attentifs et constamment à l'écoute, vous allez vivre sur cet album le genre d'expérience dont on peut ressortir transfiguré. Cela revient, en quelque sorte, à découvrir le death metal par un côté que l'on n'avait pas envisagé de prime abord et c'est ce qui fait à mes yeux de ce disque une des œuvres musicales les plus importantes de l'année 1992 et même, osons le dire, toute époque confondue.
samedi 11 janvier 2025
SADIST - NO FEAST FOR FLIES
Toujours emmené par ses deux inoxydables quinquagénaires Tommy Talamanca et Trevor Nadir, Sadist va dévoiler cette année, le 7 mars pour être précis, son dixième album studio, Something to Pierce, via le label Agonia Records. Bien sûr, le groupe de death metal progressif génois ne va pas nous faire attendre jusque-là et propose un aperçu de ce nouveau chapitre avec le morceau No Feast for Flies dont vos oreilles peuvent se délecter dès maintenant.
samedi 28 décembre 2024
INFESTATION OF DEATH - REFLECTIVE HALLUCINATIONS IN THE DARKNESS
Ce n'est pas si souvent que l'on voit débarquer du Chili des groupes de death metal progressif. Alors, profitons de l'occasion qui nous est offerte pour faire plus ample connaissance avec Infestation of Death. Fondé à Santiago en 2021, le tout jeune groupe avait momentanément disparu des écrans radars avant de revenir l'année dernière avec un album, The Journey, premier chapitre d'un grand concept relatant la vie mouvementée d'un protagoniste en proie à la dépression. Le nouvel opus, Reflective Hallucinations in the Darkness, aborde ce sujet délicat par le biais d'un death metal technique et progressif d'apparence cosmique savamment distillé sur six morceaux très profonds composés par une bande de gamins latinos pétris de talent. Une expérience à tenter avant de refermer cette année pour le moins dépressive.
lundi 4 novembre 2024
SARCOPHAGUM - FEUDAL FUTURES
Sarcophagum est le projet parallèle lancé en 2021 par des membres actuels ou anciens de Golgothan Remains (qu'on évoquait ici) mais aussi, des membres appartenant ou ayant appartenu à des formations comme Ashen Horde, Tenebrific ou Decrepid. On a donc affaire à des musiciens d'expérience qui vont dévoiler le 6 décembre prochain via le label Nuclear Winter Records leur premier opus sous l'appellation Sarcophagum, The Grand Arc of Madness. À l'écoute du premier extrait, Feudal Futures, on retrouve d'ailleurs cet univers lugubre et oppressant développé chez Golgothan Remains avec un death progressif qui puise dans le black et le doom. L'album ne comportera que quatre plages mais, pour une durée d'écoute supérieure à trente minutes.
mardi 20 août 2024
VIDÉO : DEFEATED SANITY - THE ODOUR OF SANCTITY
Defeated Sanity, c'est avant tout une histoire de famille. Le groupe fut fondé en 1993 par Lille Gruber et son père Wolfgang Teske (emporté par le cancer en 2010 à l'âge de cinquante-sept ans). Depuis, l'aventure ne s'est jamais arrêtée et le groupe allemand compte à son actif six albums studio. Bientôt sept, puisque Chronicles of Lunacy doit sortir le 22 novembre prochain chez Season of Mist, quatre ans après leur précédent effort. Le combo, dont Gruber est le dernier membre originel, propose en avant-première le clip du morceau The Odour of Sanctity afin de nous rappeler avec autorité qu'il demeure un fer de lance du death metal technique et progressif.
vendredi 16 août 2024
COSMIC PUTREFACTION - HALLWAYS ENGRAVED IN AETHER
Projet pharaonique de l'artiste multi-instrumentiste lombard Gabriele Gramaglia, Cosmic Putrefaction revient nous hanter avec un quatrième album studio, Emerald Fires Atop The Farewell Mountains, qui va sortir le 4 octobre prochain chez le label Profound Lore Records. Ceux qui suivent le projet depuis ses débuts en 2018 savent à quoi s'attendre. Pour les autres, préparez-vous pour une expérience musicale hors du commun que le morceau Hallways Engraved in Aether résume parfaitement. L'homme opère en effet dans un registre death metal progressif avec d'imposantes sections atmosphériques, l'alternance du chant guttural et du chant clair et un goût marqué pour les passages symphoniques lorgnant parfois vers le black metal. Rendez-vous est pris pour l'automne prochain.
BECOMING THE ENTITY - CHRONICLES OF THE TREPHINE: CREEPING ABOMINATIONS IN SATURNINE DIMENSIONS
Longtemps demeuré fidèle à la scène brutal death metal sur laquelle il s'est défoulé pendant plus de dix ans, Infernal Bloodlust a opéré un virage à quatre-vingt dix degrés en 2019 en décidant de s'aventurer vers de nouveaux rivages sous le nom de Becoming the Entity. Paru en 2021, leur premier opus, Beyond Cygnus, opérait officiellement leur transformation en un combo tourné vers un death beaucoup plus technique, progressif et avant-gardiste. Le quatuor mexicain insiste sur Chronicles of the Trephine: Creeping Abominations in Saturnine Dimensions, EP récemment paru, comportant quatre compositions modernes, originales, sur lesquelles la technicité est assez remarquable, auxquelles il faut ajouter deux reprises, une de Vomitory, une autre de Celtic Frost, plus terre à terre, on va dire, après cette petite excursion dans les recoins les plus sombres du cosmos. Telle une créature sortie de sa chrysalide, Becoming the Entity est parvenu à accomplir une mutation comme on n'en voit pas tous les jours.
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