Il y a six ans, Cryptic Shift en avait impressionné plus d'un sur son premier album, Visitations from Enceladus (Blood Harvest), qui proposait un mélange savant de death et de thrash metal technique et progressif à l'ambiance cosmique. Le groupe basé à Leeds depuis 2011 s'apprête à en dévoiler la continuité sur Overspace & Supertime dont la sortie est prévue le 27 février chez Metal Blade Records. Pour cette occasion, un clip remarquable, réalisé dans un style très vieille école, a été mis en ligne pour le superbe single Hexagonal Eyes (Diverity Trepaphymphasyzm). Voilà qui s'annonce prometteur.
Affichage des articles dont le libellé est Technical Death. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Technical Death. Afficher tous les articles
jeudi 15 janvier 2026
dimanche 11 janvier 2026
PLAYLIST : UN MAX DE DEATH VOL. 4
Tracklist :
Stabbing - Eon of Obscenity.
Dysentery - Indignation Unravels.
Traumatomy - Repugnant Coalescence.
Blood Vial - Upon a Rotting Mass.
Necrocranium - Descend to Nothingness.
Architectural Genocide - Malicious Wager.
Ectovoid - Dissonance Corporeum.
Malignant Aura - Beneath a Crown of Anguish.
Defaced - Culling the Herd.
Eximperitus - Golden Chains for the Construction of Individual Greatness.
Paganizer - Devoured.
Mors Verum - Bloodied Teeth.
Eye of Purgatory - Formless Figures Dance.
Slaughterday - Dread Emperor.
Overtoun - Yürei.
Abstracted - Axis.
Insect Inside - Hiveborn Abomination.
Gluttony - Hung from Entrails.
Taedifer - Skinless.
Funeral Vomit - Cryptic Miasma Stench.
[LISTEN]
jeudi 8 janvier 2026
UNE DOSE DE BRUTALITÉ : MATRIPHAGY / GRAVITY CHASM / ECCHYMOSIS / NECROCRANIUM / HEMATOLOGY
Alors, prêts à affronter la nouvelle année ? Non ? Je vois. Un petit remontant vous ferait sans doute du bien pour vous requinquer après un nouvel an bien arrosé (ou un peu trop). Nous avons ce qu'il faut pour vous. Depuis Boston, Massachusetts, Matriphagy, qui va fêter cette année le dixième anniversaire de son existence, va dévoiler le 23 janvier son nouveau EP, From Nothing to Nothingness, via le très prolifique label Iron Fortress Records. Emmené par des musiciens qui ont déjà de l'expérience derrière eux (Will Robinson et Devin Dickinson officiant chez Wretched Inferno, Ray Brouwer étant guitariste d'Ancient Death), le combo s'adonne à du brutal slam death metal très porté vers la vieille école et particulièrement féroce. Des riffs monstrueux sont lâchés sur le morceau du même nom que vous pouvez écouter à cette adresse. Dans un trip très différent, Gravity Chasm est apparu l'année dernière sur les radars aussi mystérieusement qu'un objet volant non identifié. Groupe ou projet solo, quoi qu'il en soit, vous allez embarquer pour un voyage cosmique sous hallucinogène en écoutant le death brutal et technique de cette étrange entité. L'expérience vaut le détour en suivant ce lien. Revenons ensuite aux bases avec un groupe qui n'a plus grand chose à enseigner, j'ai nommé Ecchymosis. Avec douze ans de carrière au compteur, les thaïlandais distribuent les punchlines sur leur nouvel hymne, Deformation Through Cryobludgeoning Abuse, extrait de leur nouvel album, Thanatocorporeal Sculptures of Cryogenic Excruciation (que de poésie), à venir le 31 mars chez New Standard Elite. Du BDM virulent et sans pitié comme on aimerait en écouter plus souvent, avec James Shuster de Necessary Death et Delusional Parasitosis qui vient pousser la chansonnette sur ce morceau jouissif. Faites-vous plaisir en écoutant le résultat ci-dessous ou en vous rendant sur cette page. Depuis sa Silésie natale (partie polonaise) où il fut fondé en 2020, Necrocranium est en train de mettre la touche finale à son premier album dont la date de parution devrait être révélée incessamment sous peu. En attendant, le trio propose un avant-goût de ce futur brûlot sur Risen to Fall, un EP 4 titres très réjouissant dopé au pur brutal death metal des familles, dans le sens old school du terme, le tout avec un sens du groove qui fait mouche. L'intégralité de la galette est à consommer séance tenante à cette adresse. Nous ne pouvions pas terminer sans un dessert copieux qui nous est gracieusement offert par Hematology. Derrière ce nom officie un artiste colombien versant allègrement dans le goregrind le plus vil et putride qui soit sur cinq morceaux n'excédant pas la minute trente. Ramonage des conduits auditifs garanti, en plus des sensations fortes. Cette divine expérience, toute en tendresse communicative, s'écoute ici.
vendredi 19 décembre 2025
EXIMPERITUS - THE UNTIMELY FRUIT OF THE UNSAID
On l'attendait avec impatience ce nouvel album d'Eximperitus, tant le groupe biélorusse nous avait convaincus sur ses deux précédents ouvrages parus respectivement en 2016 et 2021. L'attente prendra fin officiellement le 30 janvier prochain avec la sortie sur Willowtip de Meritoriousness of Equanimity dont on peut savourer un aperçu avec The Untimely Fruit of the Unsaid, redoutable morceau de death metal brutal et technique à la fois qui va vous emmener vers des sommets de satisfaction grâce à ses imparables passages mélodiques. À n'en pas douter l'un des gros événements du début d'année 2026.
dimanche 23 novembre 2025
VIDÉO : INSIDIUS - THE PERFECT SLAVE
Insidius a une longue histoire qui remonte à 1990, année de sa fondation. Pourtant, le projet fut pour ainsi dire mort-né puisque le groupe polonais se sépara deux ans plus tard sans avoir rien enregistré. Ce n'est que dix-huit ans plus tard, en 2010, que le guitariste Tomasz Choiński, dit Choina, relança la machine avec de nouveaux membres. Deux albums sortirent par la suite, Shadows of Humanity en 2016, suivi de Infamia en 2018. Ce mois-ci, c'est Vulgus Illustrata, troisième opus du groupe, qui paraît via le label Black Lion Records. On peut y entendre un death mélangeant tradition et modernité avec de solides parties techniques qu'un morceau comme The Perfect Slave met en avant dans le clip proposé ci-dessous.
mercredi 19 novembre 2025
DEPRAVITY - BESTIAL POSSESSION
Avec deux jours d'avance sur la date prévue, Depravity nous dévoile son nouvel opus, Bestial Possession, via le label Transcending Obscurity Records. Il s'agit du troisième album des vaillants australiens, cinq ans après leur précédent effort, Grand Malevolence, paru sur le même label. Depravity est un groupe qui a su évoluer avec son temps, depuis sa fondation en 2016, apportant à son death plus de brutalité et des parties toujours plus techniques. Ce troisième chapitre en est une preuve éclatante, à l'image du morceau Awful Mangulation.
samedi 8 mars 2025
LIGHT DWELLER - THE SUBJUGATE
Projet solo de Cameron Boesch, jeune artiste talentueux et prolifique basé dans l'Arizona, Light Dweller revient hanter nos nuits (et nos jours) avec The Subjugate, son cinquième album venant de paraître chez Unorthodox Emanations. Ceux qui ne connaissent pas ce musicien vont pouvoir découvrir son univers sombre et macabre bâti sur un blackened death metal progressif et technique des plus envoûtants.
jeudi 6 mars 2025
SELCOUTH - SELCOUTH
Duo de musiciens en provenance d'Italie, Selcouth vient de dévoiler via Iron Blood and Death Corporation son premier EP éponyme. On peut y entendre un death metal ultra rapide et assez technique sur trois morceaux survoltés et énergiques. Un début plus qu'encourageant qui dégage un certain potentiel et, par conséquent, un groupe qu'il va falloir suivre.
mardi 4 février 2025
CHRONIQUES DE LA FOSSE : DIES IRAE - NINE PAGES FROM THE MOONSTONE BOOK (1995)
Les groupes de death metal n'étaient pas légions dans les pays baltes au cours des années 90, c'est le moins qu'on puisse dire, même si une petite scène non dénuée d'intérêt se développa en Lettonie, en particulier à Riga, avec Huskvarn, par exemple, un des précurseurs (revenu de l'au-delà l'année dernière après neuf ans d'inactivité), Sanctimony et Neglected Fields (ces derniers étant plutôt ancrés dans un death progressif assez technique). Parmi ces quelques formations, on retrouvait Dies Irae, sextet formé en 1992 sur les cendres de Giljotina et qui avait la particularité de posséder dans ses rangs une femme dont le chant clair au rendu opératique servait de backing vocals. Ne vous méprenez pas, Dies Irae n'avait rien d'un groupe de metal symphonique. Il était un vrai groupe de death metal qui ne caressait pas dans le sens du poil, si vous voyez ce que je veux dire. On peut même aller jusqu'à affirmer qu'il était assez brutal dans sa manière de concevoir le death metal. Cependant, cette brutalité pouvait être contenue dans une sorte de moule à l'intérieur duquel le groupe de Riga était capable de développer une créativité tous azimuts, pas si éloignée d'une sommité telle que Death (il faut dire que le seul album de Dies Irae est paru la même année que Symbolic, un des ouvrages le plus techniques et progressifs de la célèbre formation d'Altamonte Springs).
C'est donc en 1995 que paraît chez le très confidentiel label letton Metal Attack Records cette œuvre étrange qu'est Nine Pages from the Moonstone Book (un hommage au roman La Pierre de lune de Wilkie Collins ?). Étrange car, tout sur cet album semblait mis en œuvre pour dérouter l'auditeur. De prime abord pourtant, l'aspect rugueux de l'opus n'a rien de déroutant. Le chant guttural peut s'avérer assez terrifiant dans la majorité des sections, soutenu par des guitares agissant comme des cisailles, dissonantes par intermittence, et qu'accompagne une batterie de métronome. L'ensemble peut éventuellement évoquer la scène radicale du death scandinave de la fin des années 80 à laquelle s'ajouterait peut-être diverses influences émanant de la scène proto-death américaine, en particulier celle de Floride, influences que l'on retrouve particulièrement sur un morceau comme Make my Grave Clean from the Cross, que l'on peut aisément considérer comme étant le plus brutal de cet album.
Mais, et c'est là que réside la surprise du chef, Dies Irae ne manque pas de montrer qu'il a plusieurs cordes à son arc. Ainsi, dès le premier morceau, Amberclouds Inigmations, le groupe nous embarque dans une expérience pouvant presque tenir lieu d'une certaine transcendance en multipliant les éléments techniques. De surprenantes harmonies discontinues que viennent volontairement casser des changements de rythme s'ajoutent à la structure tandis que la voix claire du chant féminin secondaire se fait entendre pour la première fois. Cette volonté d'enjoliver les compositions de manière assez sophistiquée (notamment dans les solos de guitare) se confirme ensuite sur Word Create Hate (1236 "Battle of the Sun") et Evolsactuo (The Pagan's Chapter). Au fil de l'écoute, les structures se complexifient, deviennent labyrinthiques, parfois même plus expérimentales, avant de s'agencer presque naturellement comme si le groupe nous invitait à résoudre un puzzle. Le death pratiqué par Dies Irae prend un tour résolument plus progressif sur l'intense et obscur Drowned in the Cobweb avant que le vertigineux Nectar of Black Flowers ne clôture le chapitre en atteignant un sommet de technicité savamment élaboré que vient agrémenter un chant féminin aux allures de soprano.
L'année qui suit la sortie de cet opus, Dies Irae disparaît à jamais dans les limbes, nous laissant comme seul témoignage ce remarquable objet qui bénéficia en 2023 d'une réédition avec deux morceaux supplémentaires, sous l'impulsion de deux des membres du groupe. C'est là tout ce qu'il reste à ce jour du travail d'orfèvre produit par cette étonnante et énigmatique formation.
samedi 25 janvier 2025
CHRONIQUES DE LA FOSSE : CENOTAPH - THE GLOOMY REFLECTION OF OUR HIDDEN SORROWS (1992)
Si je trouvais le temps, il faudrait vraiment un jour que je vous dresse une liste des groupes les plus sous-estimés de la scène death metal. Le problème est que cette liste serait sans doute longue comme le bras et, du coup, trop longue à préparer. En admettant que cela soit possible à faire, vous pouvez être sûrs que Cenotaph y figurerait. Le groupe fondé à Mexico City en 1989, dont Oscar Clorio, le batteur, est le dernier membre originel aujourd'hui (Cenotaph splitta à deux reprises, en 1998 et 2002, avant de se reformer il y a sept ans), fut injustement snobé durant la majeure partie de sa carrière pour des raisons difficiles à expliquer. L'instabilité de son lineup, peut-être, qui évolua beaucoup, surtout les premières années (Daniel Corchado, le premier chanteur, ne resta que trois ans avant de former The Chasm et de participer à la conception de Diabolical Conquest d'Incantation), à moins que les raisons furent tout simplement d'ordre musical, Cenotaph ayant souvent eu cette réputation de groupe difficilement accessible de par le death assez technique qu'il pratiquait (on va y revenir). Il y a enfin le contexte. Le groupe latino enregistre sa première démo, Rise of Excruciation, en 1990, année durant laquelle le death commence à prendre réellement de l'ampleur aux quatre coins du monde, tandis que son premier album, The Gloomy Reflection of our Hidden Sorrows, paraît en 1992, année où déboulent plusieurs opus majeurs tels que Tomb of the Mutilated de Cannibal Corpse, Legion de Deicide, Last One on Earth d'Asphyx, Penetralia de Hypocrisy ou Onward to Golgotha d'Incantation (j'aurais pu aussi vous citer Bolt Thrower, Sinister, Demigod, Vader, Monstrosity et j'en passe). Au milieu de ce foisonnement de parutions émanant aussi bien d'Europe que des États-Unis, pas facile pour les mexicains de s'extirper de la masse.
Il faut dire que The Gloomy Reflection of our Hidden Sorrows n'est pas le genre d'album dans lequel on entre comme on entre dans un moulin, l'œuvre demandant un vrai effort de concentration et une implication de tous les instants de la part de l'auditeur. N'ayez crainte, la difficulté n'est pas insurmontable. Néanmoins, il est important de savoir, pour ceux qui ne seraient pas familiers avec ce groupe, que Cenotaph possède une griffe assez particulière, une petite touche bien à lui qui pouvait en faire, à l'époque, un trublion de la scène death metal. Commençons par les choses simples. D'un point de vue purement stylistique, l'opus possède une approche frontale par un procédé bien dans la tradition du death metal brutal et authentique. Le rythme soutenu, les phases d'accélération et de ralentissement, ainsi que l'aspect sombre des compositions n'est pas sans rappeler un death typiquement scandinave, très finlandais dans la manière d'aborder les choses, un peu comme le faisaient jadis des formations connues de ce pays telles que Demigod, Demilich ou Purtenance. Le morceau Ashes in the Rain, qui fait suite à l'introduction instrumentale Requiem for a Soul Request, constitue un exemple flagrant à lui seul. Dans ce même registre spontané et vrai, Repulsive Odor of Decomposition, morceau qui referme le disque, se pose également là. La section rythmique est redoutable et écrasante, tandis que Daniel Corchado, qui quittera le groupe après cet album, abat un travail monstre au chant en descendant bas dans le guttural, un peu comme Antti Boman de Demilich pouvait le faire.
Là où réside la surprise qui peut rendre plus compliquée l'expérience d'écoute, notamment pour les moins aguerris, se situe sur les autres morceaux. Par un jeu très habile de construction et d'arrangements dans l'armature des compositions, Cenotaph surprend l'auditeur en s'engageant dans des détours labyrinthiques grâce à une technicité remarquable. Au-delà du fait que la basse soit très souple et que les guitares aient une tonalité les rendant pour ainsi dire criardes, comme si elles étaient torturées par les musiciens, le groupe élabore des espaces dans les lesquels il montre une superbe technique se rapprochant fortement du death progressif. Attention, je n'irais pas jusqu'à dire que les mexicains rivalisent ici haut la main avec un groupe comme Death, par exemple. Pourtant, sur les bijoux que sont Evoked Doom, In the Cosmic Solitude ou Tenebrous Apparitions (titre à l'atmosphère la plus sombre sur cet album, avec son alternance chant clair, chant guttural), on sent un Cenotaph littéralement métamorphosé et pas si loin de la technique d'un Chuck Schuldiner et d'un Steve DiGiorgio période Human ou Individual Thought Patterns. Les expérimentations sont même poussées encore plus loin, et avec succès, sur le morceau de bravoure de cet opus, The Spiritless One, où toute la technicité de Cenotaph nous est dévoilée dans sa plénitude, son inventivité et son audace, lors d'un moment presque transcendantal nous faisant ouvrir de nouvelles portes. C'est dans ces instants que résident les parties les plus délicates à appréhender de The Gloomy Reflection of our Hidden Sorrows. Les pentes et les rampes y sont tellement vertigineuses qu'un effort de concentration s'avère nécessaire afin de ne pas perdre pied.
Si vous vous révélez attentifs et constamment à l'écoute, vous allez vivre sur cet album le genre d'expérience dont on peut ressortir transfiguré. Cela revient, en quelque sorte, à découvrir le death metal par un côté que l'on n'avait pas envisagé de prime abord et c'est ce qui fait à mes yeux de ce disque une des œuvres musicales les plus importantes de l'année 1992 et même, osons le dire, toute époque confondue.
mercredi 22 janvier 2025
RETROMORPHOSIS - VANISHED
Des cendres de Spawn of Possession, décédé en 2017, est né Retromorphosis, projet tout beau, tout neuf, chapeauté par le guitariste Jonas Bryssling, aidé dans cette colossale entreprise par deux autres anciens membres du groupe disparu, Dennis Rondüm (chant) et Erlend Caspersen (basse). Ajoutez le prolifique Christian Münzner (actuel membre du groupe Eschaton et ex-Defeated Sanity, ex-Obscura, ex-Necrophagist) et enfin KC Howard (ex-Decrepit Birth), vous obtenez un supergroupe dont le premier opus, Psalmus Mortis devrait paraître le 21 février chez Season of Mist. Au programme bien sûr, du death metal technique tendance vieille école, pour notre plus grande joie, avec en prime le morceau Vanished en écoute.
dimanche 12 janvier 2025
VOMIT PUS ALIEN REGURGITATION - LITURGIES OF LUST AND PERVERSION
Bienvenu dans le monde merveilleux de Vomit Pus Alien Regurgitation, où décadence rime avec jouissance. Car, c'est bien de cela dont il question ici, à savoir ce plaisir presque morbide que ressent l'homme moderne en participant pleinement à sa propre destruction, ce besoin compulsif de saccager sans vergogne tout ce qu'il a patiemment construit au cours de son évolution, à la différence près que dans l'histoire qui nous est contée ici, tout s'achèvera dans une orgie incontrôlable perpétrée par des extra-terrestres capables de prendre le contrôle de notre esprit pour faire de nous leurs esclaves sexuels (si j'ai bien compris la finalité du truc). Au cœur de cette série B grotesque demeure un groupe dont on ne sait absolument rien si ce n'est qu'il pratique un brutal death metal technique qui ne fait pas la dentelle, cela va de soit. Libre à vous de tenter l'expérience mais, n'allez surtout pas dire qu'on ne vous a pas prévenus.
VIDÉO : AFFLICTA - GODCIDE
Basé dans le croissant méditerranéen de la belle région de Ligurie, Afflicta a mis la touche finale à son premier album, Origin of Sorrow, qui devrait paraître, si tout se passe bien, le 31 janvier sur le label suédois Downfall Records. Si vous ne connaissez pas ces italiens spécialistes du death metal technique, c'est le moment de vous plonger dans leur univers en regardant la vidéo qui a été conçue pour Godcide, morceau extrait du futur opus.
samedi 11 janvier 2025
VIDÉO : CYTOTOXIN - CONDEMNESIA
Cytotoxin nous prépare-t-il quelque chose pour cette année ? Alors que le successeur de Nuklearth, paru en 2020, se fait toujours attendre, le groupe de Chemnitz, en Allemagne, nous rappelle qu'il n'est pas l'un des fers de lance du death metal technique pour rien en Europe, en dévoilant un nouveau single, Condemnesia, qui bénéficie d'un traitement vidéo dans lequel le quintette continue de dénoncer avec force les désastres du nucléaire, en particulier la catastrophe de Tchernobyl. Tout cela avec un sens inné de la mélodie, marque de fabrique de ce groupe d'expérience qui affiche quinze ans d'existence au compteur.
samedi 28 décembre 2024
INFESTATION OF DEATH - REFLECTIVE HALLUCINATIONS IN THE DARKNESS
Ce n'est pas si souvent que l'on voit débarquer du Chili des groupes de death metal progressif. Alors, profitons de l'occasion qui nous est offerte pour faire plus ample connaissance avec Infestation of Death. Fondé à Santiago en 2021, le tout jeune groupe avait momentanément disparu des écrans radars avant de revenir l'année dernière avec un album, The Journey, premier chapitre d'un grand concept relatant la vie mouvementée d'un protagoniste en proie à la dépression. Le nouvel opus, Reflective Hallucinations in the Darkness, aborde ce sujet délicat par le biais d'un death metal technique et progressif d'apparence cosmique savamment distillé sur six morceaux très profonds composés par une bande de gamins latinos pétris de talent. Une expérience à tenter avant de refermer cette année pour le moins dépressive.
mardi 24 décembre 2024
VIDÉO : CELESTIAL SCOURGE - VESSELS
Amateurs de death metal brutal et technique, soyez rassurés, vous aurez droit à votre dose avec plein de bonnes sorties prévues l'année prochaine dans ce secteur. Celestial Scourge sera notamment de la partie puisque les norvégiens dévoileront leur premier album, Observers of the Inevitable, le 28 février chez Time to Kill Records. Un bonheur n'arrivant jamais seul, le morceau Vessels bénéficie d'un traitement vidéo que voici.
samedi 23 novembre 2024
ANAL STABWOUND - DIRGE OF WOODWORMS
Anal Stabwound est le projet solo d'un jeune artiste américain de dix-neuf ans du nom de Nikhil Talwalkar et qui fut fondé en 2018 dans le Connecticut. Oui, 2018. Ça veut dire que le gars était encore tout jeunot lorsqu'il s'est lancé et qu'il n'avait que seize ans lorsque son premier album, The Visceral Sovereign, est paru en 2021 sur le label Inherited Suffering Records. Signé aujourd'hui chez New Standard Elite, il vient de dévoiler un nouveau titre, Dirge of Woodworms, qui va figurer sur un futur EP 6 titres, Enshrining the Many-Fingered Grasp, dont la date de sortie est encore à préciser. L'artiste multi-instrumentiste, aidé par trois musiciens lorsqu'il se produit sur scène, officie dans un brutal death metal moderne et technique qui a de quoi impressionner pour quelqu'un d'aussi jeune. On n'a donc pas affaire à un amateur, qu'on se le dise.
mercredi 13 novembre 2024
BACK FROM DEATH - ENSLAVING THE DEAD
Fondé en 2009 à Los Angeles avant de s'installer plus tard à Portland, dans l'Oregon, Back From Death est un groupe expérimenté dont les membres participent activement à divers projets comme Carnal Deity, Truculence et Idolatrous. D'ailleurs, on retrouve sur le premier album de ces américains, Enslaving the Dead, diverses influences venant de ces groupes avec un death oscillant entre brutalité, groove, technicité et mélodie. Un mélange détonant qui fait de ce tout premier opus (mieux vaut tard que jamais) une pièce de choix pour tous ceux qui savent apprécier le death old school sincère et bien conçu.
jeudi 31 octobre 2024
CRIMSON BUTCHERY - ASSAULT ON SHERMER HIGH
Même si Gama Bomb occupe le plus clair de son temps depuis qu'il a intégré le fameux groupe thrash en 2012, le guitariste John Roche a tout de même trouvé un créneau l'année dernière pour monter un projet parallèle nommé Crimson Butchery en compagnie du chanteur et bassiste Shane Corcoran (ex-Putrefy). S'en est suivi un EP, Repulsive Exhibition, paru la même année, sur lequel le duo dévoilait un death brutal avec des parties techniques plutôt bien fichues. Le mois prochain, c'est dans cette même veine que sera dévoilé l'album Violence By Design dont on peut dès à présent écouter un aperçu avec le furieux single Assault on Shermer High.
SARKASM - ECHOES OF HYPERION
Ce sera à n'en pas douter un des événements majeurs du début d'année prochaine. Sarkasm, le légendaire groupe québécois fondé en 1990 à Granby, revient avec un nouvel album studio, Carnival of Atrocities, qui sortira le 27 janvier 2025 chez Xtreem Music. Cerise sur le gâteau : le lineup originel de la formation demeure inchangé, à l'exception du bassiste Dave Bouchard qui intégra Sarkasm en 1992 avant de s'en aller la même année pour finalement revenir en 2019 lorsque le combo se reforma. Mais, pour le reste, Bruno Bernier (chant), François Dubuc (guitare), Yves Parent (guitare) et Simon Thibodeau (batterie) sont toujours là. Véritable technicien du death/thrash de la vieille école, Sarkasm propose un avant-goût de son second opus avec le morceau Echoes of Perdition que voici.
Inscription à :
Commentaires (Atom)




















