Groupe de plus de quinze ans d'âge fondé à Bratislava, Radiation ne donnait plus trop de nouvelles depuis la parution de son premier album, The Gift of Doom, en 2017. C'est la fin de l'attente étant donné que le combo slovaque va sortir son nouvel opus, Reactor Collapse, le 30 novembre via Tapes of Terror Records, Witches Brew et Atomic Vision Productions. Se revendiquant d'un death/thrash (plus thrash que death) de la vieille école, le quatuor européen dévoile Tales of the Ancient Ones, single extrait du dit album.
mardi 12 novembre 2024
GHOULHOUSE - GRAVEYARD DRIVE-THRU
Bon sang, encore Rogga Johansson ! Non pas que le gars nous barbe avec tous ses projets (soyons un minimum respectueux) mais, il en a tellement qu'on va finir par ne plus savoir où donner de la tête. On le retrouve donc ici avec l'entité Ghoulhouse, dont le second album, Fresh Out of Flesh, va sortir le 6 décembre chez Horror Pain Gore Death Productions. Fans de death old school à la Dismember, Exhumed et Autopsy, soyez prêts pour une nouvelle séance horrifique en vous imprégnant de l'ambiance lugubre du morceau Graveyard Drive-Thru en écoute ci-dessous.
samedi 9 novembre 2024
DRIFT OF GENES - ROOM
Actif depuis plus de quinze ans et comptant cinq albums à son actif, le premier remontant à 2009, Drift of Genes est devenu au fil du temps une valeur sûre de la scène death metal d'Europe de l'Est en pratiquant consciencieusement un brutal death ancré dans la vieille école du genre. L'exploit est d'autant plus gratifiant que le cinquième opus du groupe, intitulé Room, voit le jour dans le délicat contexte de la guerre en Ukraine, Drift of Genes étant originaire de ce pays. Heureusement, le trio a pu compter sur le soutien du label espagnol Pathologically Explicit pour la promotion de ce nouveau chapitre qui, l'on s'en doute bien, ne fait pas dans la dentelle, à l'image du single Discontinuation que voici.
PUSTULENT - SEPTIC LIQUID EXCRETION
Membre actif du groupe Cadaveric Mutation (dont nous avions déjà parlé), l'artiste brésilien Leandro Queiroz poursuit ses expériences en solo sous le nom de Pustulent (dont le premier EP avait été relaté à cette adresse) avec Septic Liquid Excretion, nouvel EP venant de paraître chez Iron Fortress Records. Pustulent y poursuit son exploration des bas-fonds insalubres avec un death pestilentiel qui fait remonter à la surface les vilaines odeurs, caverneux à souhait et fétide jusqu'au bout des ongles. Sachez que l'objet devrait être distribué au format cassette audio à partir du 15 novembre par le label précité.
TEMBLAD / CERULEAN - ECHOES OF CURSED RETRIBUTION
Auteur de deux albums parus respectivement en 2018 et 2023, Temblad s'est taillé une bonne réputation sur la scène death californienne de San Diego grâce à son style particulièrement brutal mélangeant death et grind. Cette tendance se retrouve sur Echoes of Cursed Retribution, fruit d'une collaboration très réussie avec leurs acolytes de Cerulean, eux aussi basés à San Diego (bien qu'originaires de l'Arizona où le combo fut fondé en 2017) mais, officiant dans un death plus sombre et plus dissonant se rapportant au cosmicisme cher à Lovecraft. Deux styles, deux façons de voir les choses mais, au final, une association qui porte ses fruits sur ce split-EP de quatre titres.
mardi 5 novembre 2024
VIDÉO : SUMMONING DEATH - TOMBS OF THE BLIND DEAD
Le nouvel album de Summoning Death, Tombs of the Blind Dead, est sorti le 31 octobre, jour d'Halloween, via le label Chaos Records. Du coup, pour bien faire les choses, la formation mexicaine de Cancun, dont c'est le troisième opus, a conçu un clip à l'ambiance horrifique pour le morceau du même nom, en profitant ainsi pour faire étalage de son talent grâce à son death metal de la vieille école très inspiré des films d'horreur des années 80.
VIDÉO : CRYPTIC BROOD - VISCID FLUID
Tout juste paru via les labels War Anthem Records, Rotted Life Records et Lycanthropic Chants, le nouvel album de Cryptic Brood, Necrotic Flesh Bacteria, s'accompagne d'un clip dans lequel les membres du groupe (qui ont eux-mêmes conçu cette vidéo) se retrouvent confrontés à une créature de l'espace qui va leur donner bien des soucis. Très librement inspiré du film Alien, notamment dans une séquence horrifique du meilleur goût, le clip est surtout une joyeuse pitrerie à prendre avec un humour décalé, à l'image de ces trois allemands qui font du très bon death/doom old school bien gratiné.
LE CULTE DE L'UNDERGROUND : SARKASM / HARMONY DIES / IRON FORTRESS RECORDS / SACRIFICE
SARKASM PREND RENDEZ-VOUS POUR 2025.
Comme nous le disions dans un précédent article, Sarkasm va revenir l'année prochaine avec un nouvel album dans son baluchon, Carnival of Atrocities, qui sortira le 27 janvier chez Xtreem Music. On observe un net regain d'activité chez les québécois puisque l'opus va paraître deux ans seulement après As Empires Decay, leur premier LP. Commençons par faire un peu d'histoire pour ceux qui ne connaîtraient pas Sarkasm. Le groupe fut fondé en 1990 sous le nom de Traumatism avant d'opter pour Sarcasm (avec un C) puis finalement, Sarkasm (avec un K), la même année. Le groupe était alors composé de Bruno Bernier au chant, François Dubuc et Yves Parent aux guitares, Simon Thibodeau à la batterie et Daniel Desroches à la basse. Lorsque ce dernier quitta l'aventure en 1992, il fut remplacé par Dave Bouchard. Dites vous bien que trente-deux ans plus tard, C'est un lineup à l'identique qui a travaillé sur le nouvel album qui sortira en janvier prochain. Un exploit pas banal quand on sait que les canadiens s'étaient séparés en 1994, avant de se réunir provisoirement en 2006, 2011 et 2012 pour assurer des concerts, la véritable réunion ayant eu lieu quant à elle en 2019 avec le lineup de 1992, donc. Voilà ce qui explique pourquoi Sarkasm n'en est qu'à deux albums dans sa discographie, en comptant Carnival of Atrocities, et voilà pourquoi cette future parution revêt un caractère historique. On parle ici d'un groupe de vétérans de la scène death metal nord-américaine, une des figures de proue du metal extrême canadien en général et québécois en particulier. Cet événement m'a donné envie de me replonger dans les premiers enregistrements du groupe. Entre 1990 et 1992, Sarkasm fut très actif en faisant paraître quatre démos, dont une qui est pour moi la meilleure et la plus aboutie, Inner Flame, parue en 1992. Le quintette y faisait preuve d'une remarquable complémentarité sur quatre morceaux d'un death authentique qui ne faisait pas dans la demi-mesure, porté notamment par la voix de métronome d'un excellent Bruno Bernier, tandis que François Dubuc envoyait du lourd à la guitare. On sentait sur chaque morceau l'empreinte indélébile d'un thrash irrévérencieux et sale qui donnait un goût si particulier à cette démo, pas très loin de l'Obituary des débuts. Malgré le temps qui passe, les tempes qui grisonnent et les cheveux qui ont beaucoup rétréci (pour certains membres du groupe), j'espère retrouver cette gnaque, cette envie, cette passion sur l'album prévu l'année prochaine.
HARMONY DIES VOL. 1 (1994).
Mes pérégrinations sur la toile m'ont amené il y a peu à découvrir un étrange objet musical dont je n'avais jamais soupçonné l'existence. Il s'agit d'une compilation non officielle élaborée par un personnage bien connu de la scène metal extrême, le norvégien Jon Kristiansen, alias Metalion, qui n'est autre que l'éditeur ayant tenu pendant un quart de siècle le célèbre magazine Slayer Mag. En 1994, il conçoit une compilation rassemblant dix morceaux composés par trois groupes de death metal qui étaient devenus des références du genre, j'ai nommé Necrovore, Incubus et Morbid Angel. Kristiansen ne s'est pas contenté de compiler une démo de chaque groupe (Divus de Mortuus pour Necrovore, Incubus pour Incubus, Thy Kingdom Come pour Morbid Angel). Il a voulu à travers ce travail montrer la vitalité de la scène death américaine de l'époque en se focalisant sur l'année 1987. Pourquoi cette année-là en particulier ? Parce que l'on peut estimer, sans trop se tromper, qu'elle représente une période charnière durant laquelle le death metal aux USA a vraiment commencé à voler de ses propres ailes en coupant le cordon ombilical qui le reliait au thrash. Le choix d'intégrer sur cette compilation des formations comme Necrovore, Incubus et Morbid Angel était judicieux de la part de Jon Kristiansen car, ces groupes étaient en quelque sorte les artisans (parmi d'autres) du changement qui était en train de s'opérer. Autrement dit, l'on peut affirmer que ces trois groupes ont bâti sur du neuf sans pour autant renier le travail de construction dont beaucoup s'étaient servis en allant chercher l'inspiration chez des légendes comme Bathory, Possessed ou Hellhammer. Cette compilation constitue au final le témoignage saisissant d'une évolution majeure de la musique extrême, un moment d'histoire qui nous a fait glisser lentement vers le début des années 90, avant que le death metal n'entre dans son âge d'or. Elle en devient donc indispensable pour tout passionné ou auditeur néophyte qui voudrait découvrir le death.
IRON FORTRESS RECORDS : TORTUOUS HORRORS AWAIT VOL. 2.
Les récentes festivités d'Halloween ont été l'occasion pour des groupes et des labels, comme tous les ans à la même période, de se fendre de quelques morceaux inédits ou de compilations bien ancrés dans l'univers horrifique correspondant à Halloween. Pour ma part, j'avoue avoir à chaque fois cette envie irrésistible de revisionner des vieux films d'épouvante kitsch de la période 60/70, quand ce n'est pas un bon Romero ou un Carpenter. Mais, il y a aussi la musique, bien sûr, et en particulier le death. On sait qu'il y a toujours eu des atomes crochus entre le cinéma d'horreur et le death metal, rien de nouveau. C'est en se basant sur ces liens très solides que le label américain Iron Fortress Records, basé à Kansas City, et dont nous avons souvent vanté les productions sur ce site, y est allé le 31 octobre dernier de sa petite compilation d'Halloween. Le label a demandé à quinze formations avec lesquelles il travaille régulièrement de concevoir un morceau inédit dans l'esprit gore et horrifique lui servant de thématique principale pour la majorité des œuvres qu'il produit. Le fruit de ce travail collectif a donc donné une mixtape intitulée Tortuous Horrors Await (deuxième du nom) sur laquelle chacun y va de son hymne personnalisé bien ancré dans une mixture allant du death metal old school à du death parfois plus brutal ou penchant vers le grind ou le doom. L'initiative en elle-même s'avère intéressante pour toute personne désireuse de découvrir le large catalogue du label, notamment des groupes moins connus sur lesquels on peut s'attarder. Dans ce sens, la compilation ne manque pas d'atouts avec de très bonnes formations comme Acid Vat, Rotten Womb, Ectospire ou Morbific (groupe que j'adore personnellement). Hélas, pour des auditeurs plus aguerris et plus connaisseurs qui ont souvent écouté des groupes étiquetés Iron Fotress Records ces derniers temps, cette compilation révèle des limites contre lesquelles elle vient se fracasser. On a ainsi le sentiment que le label du Missouri a tendance à tourner autour du pot à force de se contenir dans les mêmes thématiques, à tel point que parvenu à la moitié de cette mixtape, à l'exception de quelques petites pépites qui ont maintenu mes sens en éveil, comme Death Whispers Rise des français de Reaping Death ou Orphan Funeral du combo américain Anthropophagous, j'ai senti l'ennui pointer le bout de son nez. Chacun aura donc sa vision des choses suivant les connaissances que l'on a de ce label. Certains se laisseront volontiers entraîner dans les nuits brumeuses des vieux cimetières délabrés, tandis que d'autres auront peut-être l'impression d'écouter du death recyclé.
SACRIFICE : NOUVEL ALBUM EN JANVIER.
Hasard ou coïncidence ? J'ai réécouté il y a quelques jours Forward to Termination, second album studio de Sacrifice, paru en 1987, avant que je n'apprenne que le groupe de l'Ontario allait sortir un nouvel opus en janvier prochain. Avec plus de quarante ans de carrière au compteur, Rob Urbinati, Scott Watts, Joe Rico et Gus Pynn ne semblent pas décidés à raccrocher, et c'est tant mieux. Fondé à Toronto en 1983, actif pendant dix ans avant de se séparer puis reformé en 2006, Sacrifice fait partie des légendes vivantes vivantes du thrash metal avec cinq albums à son actif, dont ce Forward to Termination qui demeure un de mes préférés. Urbinati a donc informé le monde de la bonne nouvelle. Ce sixième chapitre, simplement intitulé Volume Six, arrivera en janvier de l'année prochaine (pas de date précise pour le moment), sera édité par Cursed Blessings Records en Amérique du Nord et High Roller Records pour l'Europe, l'Asie et l'Australie, et comportera onze morceaux dont voici la liste :
lundi 4 novembre 2024
LES ARCHIVES DE LA CRYPTE - ÉPISODE 23
Chaque lundi, Ravage Cérébral explore les profondeurs les plus obscures et malsaines de la scène death metal underground en évoquant la mémoire de groupes disparus, oubliés, ressuscités ou toujours en activité depuis leurs débuts.
Funeral - Demo 1996 (1996) :
En 1995, lorsque le groupe Autopsy décide de se séparer (ils se réuniront quatorze ans plus tard), Eric Cutler, le guitariste, se lance dans un nouveau projet baptisé Funeral, dans la ville d'Antioch en Californie. Avec le chanteur et guitariste Aaron Gustafson, le bassiste Steve DiGiorgio (Testament, Act of Denial) et le batteur John Schafer (toujours en activité aujourd'hui avec Hexx, légendaire formation power/thrash fondée en 1978), il enregistre une démo 6 titres qui voit le jour en août 1996. Le résultat donne un death metal extrêmement malsain et corrosif alternant les parties rapides et les passages plus lents presque doomy avec un arrière-goût du Dying Fetus des premiers jours qui aurait fait la bringue avec Immolation. Bref, du pur death, non frelaté, tout ce qu'il y avait à l'époque de plus primitif et animal, au point qu'on ne s'en remet toujours pas aujourd'hui.
Morpheus - Corpse Under Glass (1992) :
On touche ici à un mythe du death metal new-yorkais, un mythe toujours bien vivant aujourd'hui sous le nom de Morpheus Descends, même si le groupe n'a plus rien enregistré depuis 2015. Après le départ du chanteur Craig Campbell, c'est Jeff Reimer (venu du groupe death/thrash Mutilation et qui connaîtra un triste destin en 2005 en mourant d'une overdose à l'âge de trente-cinq ans) qui prend le relais au micro. Ces vocaux gutturaux sont impressionnants sur cette démo révélée début 1992, la seconde du groupe après Accelerated Decrepitude l'année précédente. Quant aux instruments, c'est une puissance redoutable qui se met en marche tel un régiment en mode offensif, avec des guitares cisaillant telles des scies circulaires. Morpheus savait y faire pour déchaîner les enfers avec son gros death putride et vindicatif. Cette démo se classe parmi les meilleures de l'époque, et peut-être même de tous les temps, n'ayons pas peur des mots.
Gorefest - Tangled in Gore (1989) :
Du temps de sa grandeur, Gorefest aura connu des années 90 prolifiques durant lesquelles le groupe néerlandais a acquis une notoriété mondiale grâce à un triptyque d'albums particulièrement savoureux, Mindloss, False et Erase. L'on sentait de toute façon dès le départ que le combo possédait un énorme potentiel. Cela est tout de suite devenu un constat sur leur toute première démo, Tangled in Gore, paru en décembre 1989, sur laquelle figurait notamment un morceau d'anthologie, Putrid Stench of Human Remains, hymne death metal à part entière à ranger parmi les plus grandes compositions créées dans ce style. Gorefest ne s'embêtait pas, on le sait bien, à faire des détours. Leur seul et unique but était de faire du death metal à l'état brut, sans frelater quoi que soit, bref, du death qui venait des tripes. Cette démo en était un exemple marquant, si bien qu'elle demeure encore de nos jours une des pièces les marquantes du genre malgré son ancienneté.
Convulse - Resuscitation of Evilness (1990) :
Devenu sur le tard un groupe de death metal progressif, Convulse était à ses débuts, en 1990, un pur combo de death qui pratiquait le style dans la plus grande tradition scandinave. Sur cette démo parue en décembre de la même année, les finlandais semblaient très inspirés, sans doute portés par la vague déferlante en provenance de Suède qui allait assouvir l'Europe entière. D'une remarquable solidité, les quatre morceaux composant Resuscitation of Evilness possédaient chacun une empreinte marquant l'auditeur au fer rouge. C'était à la fois quelque chose d'agressif mais, remarquablement ordonné, tant au niveau du chant que des sections rythmiques. Pas révolutionnaire, sans doute mais, réellement habité par une entité maléfique cachée dans l'ombre. Deux après la parution de ce brûlot, une autre entité, celle de la mort, viendra prendre le guitariste du groupe, Jani Kuhanen, à seulement vingt ans.
Disgrace - Inside the Labyrinth of Depression (1990) :
Rééditée en décembre 2022 au format vinyle par les bonnes grâces du label Xtreem Music, cette démo des finlandais est un objet intemporel qu'on réécoute aujourd'hui avec la même saveur. Il faut dire que ces mecs étaient tellement bons, à tel point que la presse spécialisée de l'époque les avaient déjà encensés lorsque leur première démo, Beyond the Immortalized Existence, était parue (on en parlait dans un précédent épisode). Que dire de plus, c'était du très beau death scandinave, tout simplement, sculpté dans le bloc et d'une exceptionnelle justesse, comme on peut l'entendre sur cette superbe démo 4 titres.
SARCOPHAGUM - FEUDAL FUTURES
Sarcophagum est le projet parallèle lancé en 2021 par des membres actuels ou anciens de Golgothan Remains (qu'on évoquait ici) mais aussi, des membres appartenant ou ayant appartenu à des formations comme Ashen Horde, Tenebrific ou Decrepid. On a donc affaire à des musiciens d'expérience qui vont dévoiler le 6 décembre prochain via le label Nuclear Winter Records leur premier opus sous l'appellation Sarcophagum, The Grand Arc of Madness. À l'écoute du premier extrait, Feudal Futures, on retrouve d'ailleurs cet univers lugubre et oppressant développé chez Golgothan Remains avec un death progressif qui puise dans le black et le doom. L'album ne comportera que quatre plages mais, pour une durée d'écoute supérieure à trente minutes.
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