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jeudi 8 janvier 2026

UNE DOSE DE BRUTALITÉ : MATRIPHAGY / GRAVITY CHASM / ECCHYMOSIS / NECROCRANIUM / HEMATOLOGY


Alors, prêts à affronter la nouvelle année ? Non ? Je vois. Un petit remontant vous ferait sans doute du bien pour vous requinquer après un nouvel an bien arrosé (ou un peu trop). Nous avons ce qu'il faut pour vous. Depuis Boston, Massachusetts, Matriphagy, qui va fêter cette année le dixième anniversaire de son existence, va dévoiler le 23 janvier son nouveau EP, From Nothing to Nothingness, via le très prolifique label Iron Fortress Records. Emmené par des musiciens qui ont déjà de l'expérience derrière eux (Will Robinson et Devin Dickinson officiant chez Wretched Inferno, Ray Brouwer étant guitariste d'Ancient Death), le combo s'adonne à du brutal slam death metal très porté vers la vieille école et particulièrement féroce. Des riffs monstrueux sont lâchés sur le morceau du même nom que vous pouvez écouter à cette adresse. Dans un trip très différent, Gravity Chasm est apparu l'année dernière sur les radars aussi mystérieusement qu'un objet volant non identifié. Groupe ou projet solo, quoi qu'il en soit, vous allez embarquer pour un voyage cosmique sous hallucinogène en écoutant le death brutal et technique de cette étrange entité. L'expérience vaut le détour en suivant ce lien. Revenons ensuite aux bases avec un groupe qui n'a plus grand chose à enseigner, j'ai nommé Ecchymosis. Avec douze ans de carrière au compteur, les thaïlandais distribuent les punchlines sur leur nouvel hymne, Deformation Through Cryobludgeoning Abuse, extrait de leur nouvel album, Thanatocorporeal Sculptures of Cryogenic Excruciation (que de poésie), à venir le 31 mars chez New Standard Elite. Du BDM virulent et sans pitié comme on aimerait en écouter plus souvent, avec James Shuster de Necessary Death et Delusional Parasitosis qui vient pousser la chansonnette sur ce morceau jouissif. Faites-vous plaisir en écoutant le résultat ci-dessous ou en vous rendant sur cette page. Depuis sa Silésie natale (partie polonaise) où il fut fondé en 2020, Necrocranium est en train de mettre la touche finale à son premier album dont la date de parution devrait être révélée incessamment sous peu. En attendant, le trio propose un avant-goût de ce futur brûlot sur Risen to Fall, un EP 4 titres très réjouissant dopé au pur brutal death metal des familles, dans le sens old school du terme, le tout avec un sens du groove qui fait mouche. L'intégralité de la galette est à consommer séance tenante à cette adresse. Nous ne pouvions pas terminer sans un dessert copieux qui nous est gracieusement offert par Hematology. Derrière ce nom officie un artiste colombien versant allègrement dans le goregrind le plus vil et putride qui soit sur cinq morceaux n'excédant pas la minute trente. Ramonage des conduits auditifs garanti, en plus des sensations fortes. Cette divine expérience, toute en tendresse communicative, s'écoute ici.

dimanche 28 décembre 2025

UNE DOSE DE BRUTALITÉ : INSECT INSIDE / CEREBRAL DESOLATION / MUTILATRIX / ORBITAL GATE / SALLOW MOTH


N'y allons pas par quatre chemins : c'est un maelstrom de douleur qui vous est proposé dans le quatrième épisode de cette rubrique que vous semblez apprécier si j'en crois les statistiques. Puisque le malsain et le dégoûtant semblent être votre tasse de thé, commençons sans plus attendre avec un groupe qui n'a déjà plus rien à prouver malgré sa jeunesse, j'ai nommé Insect Inside. Bien que Daniel Sementsov, le batteur, en soit désormais le seul membre originel, la formation va dévoiler l'année prochaine (le 6 mars pour être précis) son nouvel opus, Reborn in Blight, via le label Gore House Productions, et ce cinq ans après leur première offrande, The First Shining of New Genus, paru sur le même label. Le combo ne modifie pas sa ligne directrice qui consiste en la pratique d'un slam brutal death metal bien gras, plus sombre et plus oppressant que jamais. Pour couronner le tout, ils ont invité plusieurs vocalistes à pousser la chansonnette, comme Angel Ochoa (Cephalotripsy), Len O'Donnell (Pestilectomy) et surtout Josh Welshman de Defeated Sanity sur le morceau intitulé Hiveborn Abomination que vous pouvez écouter ci-dessous. Voilà qui va constituer à n'en pas douter un des événements marquants du premier trimestre 2026. Cerebral Desolation n'a pas la notoriété d'Insect Inside mais, ce duo en provenance du Kentucky sait montrer les crocs. En avril 2024, leur premier EP, Filth, avait su attirer l'attention de par son approche brut de décoffrage. Le combo a fait son retour le mois dernier avec trois nouveaux morceaux figurant sur un ouvrage intitulé Fate of the Unfaithful. Le son est particulièrement méphitique et crasseux, ce qui donne un aspect très old school au brutal death metal proposé par ces américains qui ont fermement décidé de ne pas s'embarrasser de fioritures. Rendez-vous sur la page Bandcamp de Cerebral Desolation pour écouter ce bijou d'irrévérence. Restons dans le duo avec Mutilatrix, un projet très récent né à la fois dans l'Oregon et en Floride sous l'impulsion de deux compagnons de route, Jean Goss et Dave McKey. Sur son premier album auto-produit, Parasitic Mutagenesis, le combo nous embarque dans un cauchemar horrifique en dévoilant un death brutal au son écrasant dont les amateurs du genre en feront sans doute des éloges. Il faut dire que, pour un premier essai sans le soutien d'un label, la bête a plutôt fière allure grâce à une production plus que correcte. L'album est en streaming à cette adresse, n'hésitez pas à soutenir l'initiative. Partons pour l'État de l'Illinois avec un groupe qui a déjà fait parler de lui sur de précédents méfaits, Orbital Gate. Il s'agit du projet solo d'une femme multi-instrumentiste du nom d'Eva Van Dyne qui, à vingt-cinq ans, se passionne pour le slamming brutal death metal. Après trois albums parus coup sur coup en 2023, 2024 et cette année, on retrouve cette fois-ci Orbital Gate sur un split-EP avec Gutnoose, autre groupe de l'Illinois basé à Chicago et qui, tout comme Orbital Gate, fait dans le slam brutal death brut et franc du collier. On n'est donc pas surpris que ces deux formations se soient associées pour cette petite récréation très festive. Le résultat de ce copinage s'écoute sur You're So Fucked, disponible en suivant ce lien ainsi que celui-ci. Terminons cette prodigieuse séquence avec un autre artiste américain au cerveau très créatif, le texan Garry Brents. Ce dernier, qui officia un moment chez Cara Neir, décidait en 2024 de remonter son projet solo Sallow Moth. Depuis, il n'a pas chômé puisqu'il a sorti cette année un album, Mossbane Lantern (I, Voidhanger Records) et deux EPs, dont le dernier en date, Deformity in Ceremony, paraissait en novembre. Conçu partiellement à partir de chutes de studio provenant de l'album précité, cet EP est une véritable descente dans l'esprit créatif d'un homme ne reculant devant aucune expérimentation en se permettant de mélanger slam, brutal et death metal technique, offrant ainsi un rendu très progressif dans les sonorités. Autant vous prévenir, vous n'allez pas sortir indemne de cet objet musical non identifié, même si vous en avez vu d'autres.

lundi 15 décembre 2025

UNE DOSE DE BRUTALITÉ : VILE REFLUX / EXHAURITY / MANGLED / HIEROGLYPHIC / TSERRIEDNICH


Le monde dans lequel nous vivons étant voué à disparaître dans un déluge de violence incontrôlable (les récents événements en Australie étant un triste rappel de la réalité), autant s'y préparer en s'offrant une petite dose supplémentaire de brutalité. Après tout, ça ne mange pas de pain. Au milieu du fracas, Vile Reflux dévoile son nouvel EP, Defleshed and Devoured, fruit du travail d'un jeune artiste basé aux Philippines. Avec lui, c'est carnage à tous les étages. Cinq morceaux qui sont autant de coups sous la ceinture, cadencés à un rythme de métronome, dans la grande tradition du slamming brutal death metal des familles. Bref, on fait ici dans le classique simple, efficace et qui mérite le coup qu'on s'y attarde. Rendez-vous sur le Bandcamp de l'artiste pour ceux qui aiment prendre des risques. Pendant ce temps-là, à Bogota, le musicien colombien Daniel Lara, qui participe déjà à plusieurs projets, s'occupe de sa nouvelle entité, Exhaurity. L'homme s'est quasiment occupé de tout sur son premier album, Sarkothenta, qui parait sur le label Eminent Sounds, refuge des esprits les plus tourmentés de ce bas monde. Les dix-neuf morceaux que contient l'objet oscillent entre BDM, slam et grind, le tout servi bien saignant, c'est la moindre des choses. L'initiative est à soutenir à cette adresse. Ramonage de conduits auditifs garanti sur mesure avec une bonne mutuelle. Direction la Serbie avec un groupe qui monte en puissance depuis quelques années, j'ai nommé Mangled. Sur son premier opus, Mangled Beyond Recognition, le quatuor propose une approche plutôt old school de la frange brutal du death metal. Un back to basics, en quelque sorte, pour reprendre l'expression. Le résultat se laisse écouter sans souci même s'il n'est évidemment pas à mettre entre toutes les oreilles. Quoi qu'il en soit, l'ouvrage dégage une densité et une détermination qui ne laissent pas indifférent. Du côté de Chicago, Hieroglyphic dévoile son premier EP, Through Visceral Depths. Lui aussi (lui étant Spencer Soodek, l'artiste derrière ce projet) a tout compris au terme old school en libérant sur quatre morceaux un BDM inspiré, ornementé de quelques parties plus techniques bien senties, et qui nous ramènent aux origines du genre, pile dans les années 90. L'effort est plus que louable, prometteur pour la suite et peut s'écouter en intégralité en suivant ce lien. Puisque nous avons commencé dans la brutalité, abordons le dernier round (pour ceux qui sont encore là) avec Tserriednich. Le projet, basé à Hambourg, consiste en l'association de deux musiciens bien décidés à fracasser le mur du son. Si l'exercice est délicat pour un début, ils n'hésitent pas à envoyer du très lourd sur Gristle Clergy, EP 3 titres constituant leur œuvre inaugurale. Du slam, du brutal, en veux-tu, en voilà, servi à la louche. Attention néanmoins à ne pas en abuser au risque de s'en crever les tympans. Après tout ça, vous voici fin prêts à affronter l'année 2026.

vendredi 21 mars 2025

UNE DOSE DE BRUTALITÉ : MALIGNANCY / DYSMORPHIA / GRAFTED / ASSIMILATED TRANSDIMENSIONALIZATION / THANATOPHOBIA


L'intelligence artificielle dominera-t-elle à court ou moyen terme l'industrie musicale ? Malignancy, vétéran de la scène brutal death metal nord-américaine, a suscité une levée de boucliers après avoir mis en ligne un clip (visible ci-dessous) pour Biological Absurdity, morceau extrait de l'album ...Discontinued paru l'année dernière chez Willowtip Records, et pour lequel les images ont été, semble-t-il conçues à grand renfort d'IA. Nous n'allons pas faire un énième débat ici, ce n'est de toute façon pas le but de ce site, mais en rester au domaine musical, l'album, le cinquième du groupe de Yonkers fondé en 1992, étant très réussi. Pendant ce temps-là, la vivacité de la scène texane continue de produire ses effets. Depuis sa base de Dallas, Dysmorphia dévoile un premier aperçu de son nouvel EP (le troisième), Morbid Atrocities, avec le morceau intitulé Filet O' Flesh. On est dans un registre plus vieille école du death metal avec un soupçon de hardcore sur ce EP que le label Iron Fortress Records éditera le 11 avril prochain au format CD, cassette et digital. Restons aux États-Unis, direction San Diego, Californie, où est né en 2024 Grafted, un duo de musiciens officiant dans un slam/brutal death metal de bonne facture à l'écoute de Bestowing Deranged Impulses, titre devant figurer sur le premier album du groupe, Ingesting the Celestial Delegate, venant tout juste de paraître. À noter que l'opus contient une reprise de Spinning in Agony, single conçu par le groupe Brodequin. Quand est-il de la bonne vieille Europe ? Assimilated Transdimensionalization (à vos souhaits) est le projet solo de l'artiste hongrois Kara Tisza, en provenance de Budapest. Sur son premier EP 4 titres, Xenobiotic Annihilation Doctrine, paru le 15 mars, l'homme montre sa dextérité et sa créativité en concevant un death très brutal ponctué d'audacieuses parties techniques. Rendez-vous sur le Bandcamp du monsieur pour écouter dans leur intégralité ces quinze minutes de violence sonore. Thanatophobia est loin d'être un inconnu sur la scène BDM. Le duo basé dans l'est de l'Europe a enquillé trois albums entre 2022 et 2023, et revient ce mois-ci avec un quatrième chapitre colossal, Twilight Space Theatre, chapeauté par le label Lord of the Sick Recordings. Ceux qui connaissent le groupe ne seront pas surpris de constater que celui-ci officie toujours dans un brutal death metal extrêmement racé, agrémenté de passages plus techniques forçant le respect. Faites vous plaisir en savourant l'intégralité de cette galette en suivant ce lien et rendez-vous prochainement pour de nouvelles aventures.

vendredi 14 mars 2025

UNE DOSE DE BRUTALITÉ : VULVECTOMY / AXIOM CHAOS / CHORDOMA / HOSTIA / OMINOUS RUIN


Notre exploration du versant le plus brutal de la scène death metal contemporaine débute chez Comatose Music, label américain bien connu basé en Caroline du Nord qui propose ces jours-ci trois sorties intéressantes, à commencer par Vulvectomy. On ne présente plus le groupe fondé à Bari en 2007, grand spécialiste devant l'éternel du slam death metal qui tache. Un quatrième album studio, Aberrant Vaginal Gestation, va paraître le 11 avril, huit ans après le précédent effort des italiens, Abusing Dismembered Beauties, paru chez Sevared Records et dont la pochette avait choqué les âmes sensibles. Le combo ne perd rien de sa vitalité et de sa détermination à choquer la bien-pensance en produisant du slam death de facture classique, toujours aussi percutant. La preuve avec le morceau sobrement intitulé Analsphyxiation (on fait toujours autant dans la poésie avec Vulvectomy) en écoute à cette adresse. Dans un registre différent, Axiom Chaos sort des ténèbres avec un premier opus, Primacy Arrival, qui paraîtra, si tout se passe bien, le 9 mai, toujours chez Comatose Music, bien entendu. La mystérieuse entité cosmique révèle un premier morceau lugubre et malsain, Extraterrestrial Necrotic Urge, se fondant dans une ambiance lovecraftienne et dont le style s'apparente à du BDM tout ce qu'il y a de plus méchant et violent. Il en résulte une très intéressante mixture laissant présager d'un album massif et terrifiant, c'est en tout cas ce qu'on espère. Bien que fondé récemment, Chordoma possède dans ses rangs trois jeunes artistes expérimentés de par les nombreux projets parallèles sur lesquels ils travaillent au sein de la scène BDM américaine, notamment Nikhil Talwalkar (Bludgeoned, Celestial Bifurcation) dont nous évoquions le talent avec Anal Stabwound dans cet article. Le trio a sorti au début du mois son premier EP éponyme sous la forme de cinq morceaux d'une incommensurable puissance, forgés sur un BDM véloce, virulent et très méticuleux dans ses parties les plus techniques. Vous allez subir un coup d'assommoir terrible à l'écoute de ce mini-album à découvrir prestement sur cette page. Changeons radicalement de créneau avec Hostia. Apparu à Varsovie en 2017, cette valeur montante du death/grindcore tavaille déjà sur son quatrième album studio, Razorblade Psalm, dont la parution est prévue cette année, sans plus de précisions pour le moment. Qu'à cela ne tienne, le groupe a tourné un clip pour le furieux morceau An Empty Grave is Just a Hole in the Ground (c'est tellement bien résumé) que vous pouvez visionner en suivant ce lien. Terminons en beauté avec une référence de la scène BDM californienne, j'ai nommé Ominous Ruin, dont le nouvel opus, Requiem, sortira le 9 mai chez Willowtip Records. Le groupe de San Francisco entre dans une nouvelle ère avec l'arrivée dans ses rangs de la chanteuse Crystal Rose, en remplacement d'Adam Rosado qui a quitté le navire l'année dernière après quatorze ans de bons et loyaux services au sein de cette remarquable entité maîtrisant à la perfection un brutal death metal très technique et particulièrement oppressant. Avec une touche de féminité (et de félinité aurais-je envie de dire), Ominous Ruin déploie l'artillerie lourde dans le clip conçu pour l'excellent morceau Seeds of Entropy que vous pouvez regarder ci-dessous. À la prochaine, si vous êtes encore vivants après avoir écouté tout ça.