lundi 5 janvier 2026

LES ARCHIVES DE LA CRYPTE - ÉPISODE 40


Ravage Cérébral explore les profondeurs les plus obscures et malsaines de la scène death metal underground en évoquant la mémoire de groupes disparus, oubliés, ressuscités ou toujours en activité depuis leurs débuts.

Judecca - Awakened by the Stench of the Dead (Wild Rags Records, 1993) :
Il s'agissait du premier EP du groupe fondé à Cape Coral en Floride avec trois morceaux préfigurant l'album Beyond, What the Eyes Can't See qui allait paraître deux ans plus tard. Le groupe à la courte existence (sept ans seulement) faisait étalage de sa remarquable créativité, d'abord sur le bref et très brutal Forensic Pathology, puis en montrant une facette plus sombre et plus doom sur The Black Blood of Christ, avant que Evil Born n'achève les survivants avec ses riffs plus thrash. La preuve que Judecca était capable de pratiquer un death metal aussi diversifié qu'inspiré.

Sadistic Intent - Reawakening Horrid Thoughts (Iron Pegasus Records, 2014) :
Après un bref passage chez Possessed entre 2007 et 2010, les frères Cortez, Rick et Bay, revenaient à leurs premières amours avec leur groupe de toujours, qu'ils avaient fondé en 1987 à Los Angeles (et qui fêtera l'an prochain ses quarante ans d'existence). Avec Ernesto Bueno à la guitare, lui aussi passé par Possessed durant la même période puis, l'arrivée dans l'effectif du batteur Arthur Mendiola (Cultus Profano), le combo publiait Reawakening Horrid Thoughts en septembre 2014, ce qui demeure à ce jour son dernier EP en date (Sadistic Intent n'ayant encore jamais enregistré d'album). Sur trois morceaux, dont une reprise de Fuck Off and Die de Darkthrone, le combo californien envoyait du death thrash de toute première facture lorgnant aussi bien du côté de Vader que chez Atomic Aggressor, Nunslaughter et bien sûr Possessed. Douze ans plus tard, on attend toujours une suite à ce brûlot... 

Necromis - Perish (1993) :
Vous allez vous sentir violemment agressé en écoutant les six titres de cette démo conçue par ce groupe fondé dans le Minnesota en 1991 et dont certains membres sont toujours actifs dans des projets comme Bestial Whore et Grand Demise of Civilization, le risque étant ici de se faire littéralement engloutir par une montagne de blastbeats en mode rouleau-compresseur. À l'écoute, c'est un peu comme si Morbid Angel, Mortal Decay, Dying Fetus et Suffocation s'étaient donnés rendez-vous pour une orgie de death metal brutal. Sachez que vous aurez droit à tout mon respect si vous sortez indemnes de cette expérience unique en son genre.

Violent Dirge - Obliteration of Soul (Carnage Records, 1991) :
Ce groupe originaire de Varsovie où il vit le jour en 1988 eut une existence de sept ans, ce qui lui laissa tout de même le temps de sortir deux albums, en 1993 et 1995. Avant cela, la démo Obliteration of Soul parut en mai 1991. On pouvait alors y entendre un groupe profondément investi dans un death metal contenant des parties techniques très intéressantes aux séquences parfois aériennes, comme sur l'instrumental Beyond the Nowhere par exemple ou sur un autre morceau tout aussi ambitieux intitulé The Holocaust qui refermait superbement cet ouvrage. Je n'irais pas jusqu'à dire que Violent Dirge était précurseur bien qu'il n'était pas banal à l'époque de voir un groupe d'Europe de l'Est se lancer dans un death aussi technique.

Incinerate - Incinerate (2000) :
On va rester dans le death technique avec ce groupe bien connu qui existe depuis 1998 et qui possède quatre albums à son actif, le dernier datant de 2020. Cette démo éponyme fut la toute première sortie des américains, sur laquelle figuraient trois morceaux très nerveux, certes techniques mais, avec une approche extrêmement brutale pouvant aussi bien évoquer Hideous Divinity, Malignancy, Deeds of Flesh et Suffocation (bref, un mélange de tout ça quoi). Très changeant au fil du temps et encore récemment remanié, le lineup a évolué à un point où Jesse Watson, le vocaliste, demeure le seul membre originel.

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